Feb 20 2008
Le trou. Ou un autre titre.
Alors que je croyais mes vacances terminées, rentrant chez moi dans le désespoir d’un bonheur passé, je ne m’attendais pas à toutes les péripéties qui se tramaient dans la toile de mon avenir. (wow, niveau style je me surprend à tous les jours) C’est que la destinée ne souhaitait pas mon ennui et fit en sorte que je découvre des splendeurs cachées de cette ville que je ne cesse d’adorer.
Le retour à ABZ fut glorieux, soleil éblouissant tous les regards que je lançais vers le haut. Les bâtiments étaient merveilleusement lumineux et la marche vers mon appartement, bien qu’entravée par le poids de mes possessions, fut un régal visuel. (Ok, je promets d’arrêter de lire du Victor Hugo, ça me rend un peu trop hyperbolique) Bien décidée à ne pas passer une sublime journée à l’intérieur de mon modeste 3 3/4, j’enfourchai William (que personne n’a encore pensé à voler, même s’il reste sur le coin d’une des rues les plus passantes d’une ville qu’on ma dit comme « propice aux cambriolages. ») et me dirigeai vers les Winter Gardens qui font la réputation de Duthie le parc, mon ex-voisin (mon ex-appart était pas très loin de là).
Tous ceux qui ont déjà pénétré dans les décevantes serres du jardin botanique de Montréal savent ce qu’est un jardin d’hiver. Sans en connaître la joliesse. Bien qu’étant envahis par une horde d’enfants en congé et d’amoureux promiscuous*, l’immensité de celles qui ornent Duthie a eu le bonheur de me réconcilier avec le concept. L’endroit était bien agréable, salles chargées d’odeur (mmh, mhh) et d’ambiances différentes, humide à sec, cactus inclus. Bon, on sait c’est quoi quand même, des fleurs, des panneaux explicatifs, des ballades dans tous les coins, etc. J’ai quand même bien aimé, plein de couleurs pour mes yeux familiarisés avec les paysages bleak de Skye.

Mais ce n’est pas tout! M’arrêtant en chemin pour acheter de la farine, William-aux-vitesses-kapout me traîna jusqu’à une autre de ces attractions malheureusement dédaignées des visiteurs et des indigènes, le Trou. Bon, bon, ça semble un peu plus glauque que ça l’est vraiment, alors rectifions les choses. Le Trou ressemble à ça :
S’il y a une chose dont il faut se souvenir à propos de la ville d’Aberdeen, oubliez le pétrole et pensez au granite. Lonely, mon copain, a décrit Aberdeen comme une « symphony in gray » et je l’approuve (comme si j’allais commencer à dire du mal de Lonely, pff).
Granite, peut-être, mais il faut aller le chercher quelque part. D’où le trou.
L’existence de celui-ci m’ayant été révélée par mes lectures matinales (Aberdeen Curiosities, et ça en vaut la peine) et m’étant renseignée sur son emplacement, j’ai profité de ce que je n’avais strictement rien à faire pour aller le contempler.
Une personne moins entreprenante – ou curieuse – que moi eut peut-être laissé tomber la découverte si elle avait su que le trajet se ferait dans une pente ascendante et qu’il faudrait être assis sur le siège d’un vélo de merde pour le faire. Pure et naïve que je suis, les obstacles ne m’ont pas arrêtés et je me suis finalement posée devant une immense clôture menaçante, regardant illégalement le lac qui a autrefois été un trou. J’ai même pris des photos, tellement il n’y avait rien à voir.
La bonne chose avec tout ça, c’est que le retour s’est fait en pente descendante. Et qu’il y avait un solde sur les cannes de pois chiche chez Somerfield, sur Union Street, alors j’ai pu faire des réserves.
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Tadla! Dans un moment d’internet libre, j’ai pu envoyer les images de mes grandioses notebooks vers la toile. Admirez :

(tout fait main, si si)
** Trivia! J’ai pu contempler aux jardins d’hiver le ‘coast of arm’ de la ville dans laquelle j’ai l’honneur de passer mes nuits (parfois). Afin de vous procurer un savoir luxueux sur ladite ville, j’ai cru bon photographier ces armoiries, ainsi que leur description. Voissi: 

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(Notez l’absence d’accents dans le paragraphe d’en haut. Pourquoi? Parce que je suis au travail et que je n’ai pas envie de chercher les maudits accents dans les options d’Internet Explorer. Grmbl.)
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*Enseigné par C., l’équivalent anglais de « promiscuité » fait partie de mon panthéon de mots préférés.

Cette ville a certainement un ratio de choses intéressantes par habitant-e beaucoup plus grand que Montréal!
(quoique, parfois, on côtoit (ouf, orthographe difficile) des merveilles pendant 19 ans sans s’en rendre compte)