Feb 14 2008
Stop attacking me you sleezy curtain

The Sea, un jour de pluie, après une manif devant un supermarché.
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Bon, il me semble qu’il serait temps de faire une petite mise à jour de ma vie. J’ai aucune idée d’à quel endroit je vous ai laissés la dernière fois que j’ai fait une mise-à-jour (c’était pas avec ma lettre d’amour, tiens? D’ailleurs, merci pour les courriels de compliments, je ne m’attendais pas à tant d’un texte que j’ai failli ne jamais publier pour cause de “quétaine”. Merci encore.), mais je vais improviser, ça marche toujours bien.
Bon, alors. Ah, by the way, I will try to write some bits in the language of J. M. Barrie (celui qui me dit sans googoler de quel livre cet homme est l’auteur gagne un colis personnalisé) because, even though I seem to be more and more fluent in that language (this being proven by these two guys with whom I was chatting to the other night in a pub and which, after 20 minutes of discussions, said “I mean, you are as Scottish as us, you should know”. Ok, there was loud music and a pint of lager in front of them, but I don’t think that they were that much drunk. I decided to take that as a compliment.), I realise that speaking it is not all and that writing is a great skill to have.
Je crois que je n’ai pas parlé de mon voyage en Lettonie, n’est ce pas?
Ah ouais, hum, ça fait longtemps que je ne vous ai pas raconté mes aventures mirobolantes alors.
Bon, avant tout, un moment crucial de ma vie: j’ai acheté du papier de toilette. Bleu.
Eh oui, à la Coop d’Inverurie, mon panier bio sous le bras (mon dernier panier bio, d’ailleurs), devant l’étalage de torche cul, j’ai consciemment choisi un papier de toilette bleu, dédaignant le blanc du même prix et tout aussi produit à partir de papier recyclé. J’avais le choix entre turquoise, rose, blanc et bleu. Et j’ai choisi. Bleu.
Ma vie est trop excitante parfois.
Bon, alors, il se passe quoi. Sérieusement.
Après le départ de ma maman et de mon frère chéris (c’était quelque temps après le nouvel an, pour vous situer), j’ai été envahie par Mariane et Sandrine pendant une dizaine de jours (et au moment où j’écris ces lignes, cet événement me semble si lointain et si court). Une excursion à Inverness et beaucoup beaucoup de plaisir ont ponctué cette apparition dans ma vie. On évitera les comptes rendus minute à minute, mais j’aimerais mentionner que mon foulard-que-je-vais-porter-en-Islande est désormais plus long, tricoté par la main habile de Sandrine (et n’a pas évolué depuis son départ même si j’ai trouvé de la laine gratuite) et que je n’aurais jamais cru être capable de dormir à plus que deux plus qu’une nuit de suite dans un seul lit.
Petit moment de home-sickness après leur disparition.
Mais je n’ai pas eu le temps de me lamenter trop longtemps, puisque le lendemain, mon avion à 2 sous (oui, deux sous) décollait de Glasgow pour me véhiculer jusqu’en Lettonie (pour savoir où se trouve la Lettonie, on clique) pendant un nombre de jours un peu trop courts: trois. Riga était mon point d’arrivée, et c’est un sentiment mixte de “wow, je suis dans un pays balte, à quelques kilomètres de la Russie de mes rêves” et de “merde, je viens encore de prendre un avion” qui a glissé en moi pendant ces courtes minutes. Riga est une ville fascinante que je veux absolument revisiter.
Mention spéciale pour le fait que j’ai oublié mon appareil photo dans mon sac à dos. Riga restera donc un endroit qui a l’air magnifique dans vos esprits, et un paquet de souvenirs fascinants dans le mien.
De retour de Lettonie, j’en avais vraiment vraiment marre de me balader partout. Je n’aspirais qu’à une chose: me vautrer dans mon fauteuil et ne rien faire du tout. Le plan était en fait de ne pas sortir d’Aberdeen, même pour aller à Balmedie (qui est la plage où Donald Trump veut détruire un écosystème unique pour jouer au golf. Détails.) ou Aviemore (qui comporte un couchsufer super sympathique et de la - paraît-il vraie - neige). Rester chez moi et ne rien foutre (pas même sortir de chez moi), après ce mois intense de pérégrinations tout autour du monde était ma seule ambition.
J’ai plutôt bien réussi. Pour deux semaines.
Je suis donc en effet restée chez moi les deux fins de semaines suivantes, en profitant pour voir tous ces amis incroyables que j’ai dans cette magnifique ville, pour commencer à lire un livre en espagnol, un autre sur la guerre d’espagne et trois ou quatre autres on the side, incluant The Wizard of Oz dont j’aurais beaucoup a disserter (j’avais presque arrêté de lire dernièrement et je dois dire que ça me troublait beaucoup). J’ai pu recommencer à vouloir apprendre mille et une chose, cuisine, esperanto (vous devriez voir mes murs pleins de vocabulaire esperantiens), ateliers de clowns, église*, danse, histoire, musique (je peux maintenant jouer un D - ou un C, je ne sais plus - au piano), la la la, j’essaye même d’apprendre les paroles de Greensleeves by heart, juste parce que mon cerveau n’a rien à faire. Ces deux semaines de “je fous rien” ne sont pas vraiment des semaines d’inactivité, finalement. Et ça fait du bieeen.
Mais j’ai failli à ma tâche. Je m’étais promis de rester sur mon divan pour le mois de février au complet, ne sortant de chez moi que pour prendre l’avion (encore, l’avion, ahureee!) vers l’Islande.
Ah ah ah!
C’était sans compter sur le fait que je veux tout voir du monde, curieuse que je suis.
Je me suis donc retrouvée à Balmedie, deux fois cette semaine (drôle, pour quelqu’un qui essaye d’y aller désespérément depuis des mois sans y arriver), de nuit, avec deux personnes totalement différentes. Expérience intéressante chaque fois. Sinon? Eh bien je publie le tout en direct d’Inverness, arrêt obligé pour quatre jours (merci les journées pédagogiques) à l’île de Skye, un des plus beau coin de la Scotland, à ce qu’on dit.
Et j’ai d’autres projets de voyage pour mars, pla pla, comme hum, l’Irlande. Le 17 mars**.
Sinon, il se passe quoi d’intéressant? Mais plein de choses, plein plein. Il y a quelque chose d’extraordinaire au fait que je sois ici, avec un million de gens sympathiques dans ma vie. Il y a des mystères partout à comprendre et explorer, des gens magnifiques qui ont quelque chose à m’enseigner. Comment est ce que je pourrais trouver la vie ennuyante? Malgré le fait que je vis maintenant dans un monde sans télévision ni internet ni téléphone (rassurez-vous, Heather fait toujours partie de ma vie), il me semble que je fais plus de choses qu’avant. Rebellez-vous, gens de ce monde, rebellez-vous contre l’ennui du quotidien. Détruisez votre télé et votre monde virtuel. Sortez de chez-vous et dansez dans la pluie. Il est là le bonheur!
(ça c’était un emportement d’enthousiasme)
Sinon, pour les nouvelles en vrac.
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Il a finalement neigé! La semaine passée, de gros flocons on presque recouvert un peu le sol! Et il restait presque de la neige le lendemain! Événement incroyable, incroyable. J’en ai profité pour lancer une boule de neige dans le visage de ma coloc adorée, Ellie, faire des anges dans la neige avec Ellie et Neets (Anita - vous avez vu les photos de son party, vous vous souvenez?) et glisser sur le sol en compagnie des deux sus-nommés et de Ross l’amoureux d’Ellie, Colin, Ela et d’autres gens non-identifiés. (soupir de nostalgie) C’était une magnifique soirée.

Neets qui saute dans les anges et Ellie qui en rit.

Neets et Ellie, enthousiastes, devant nos trois anges.
Depuis lors, la température a drastiquement monté au point ou aujourd’hui j’avais l’impression d’être en mai, même lorsque, au sommet de Bennachie (la colline la plus pas petite du Aberdeenshire) le vent décidait de la direction dans laquelle je marcherais (même si j’essayais d’être immobile). (soupir de nostalgie bis) Ahh, c’était une magnifique journée.

Au sommet de Bennachie.

Du Heather, du vrai! (Un peu moisi, c’est quand même l’hiver)
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J’ai, pour la première fois de ma vie, répondu à un sondage téléphonique Grand-Breton. Je me suis sentie subitement tellement intégrée!
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Argh, but there is too much happening! I often think about this blog, wanting to tell that or that story, but I never have the time nor the desire to actually sit in front of my computer and type all these great moments, so when I finally do it, they have all disappeared from my memory and never will come back. I started carrying around a notebook*** in order to write everything that comes to my mind, but, even though it is almost filled up, it doesn’t seem to contain everything I wish it would. I reckon my life is too exciting and that I should just be writing everything that is happening when it’s happening. But I’d rather live it, hm!
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J’ai hébergé mon premier couchsurfer! Rich était son nom et ce fut une très sympathique expérience. Couchsurfing love, couchsurfing love. Et beaucoup de blagues de pirates.
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Neil le hippie m’a demandé l’autre jour si je pouvais lui donner des classes de français, afin de justifier la mention “beginner” de son profil CS. Bien sûr! Un petit groupe s’est formé et j’ai maintenant quatre élèves assidus le mardi soir dans mon salon qui recopient des “lundi mardi mercredi” avec application. J’adore cette manière de transmettre mon savoir. Si tous les cours pouvaient être comme ça, c’est fou ce que le monde entier saurait plus de choses.
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Elles sont arrivées, les photos du voyage de ma maman et de mon frère en terre bretonne. Ici, ici.
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*beaucoup des gens que je fréquente régulièrement et que je considère comme des bons amis sont aussi membres de la communauté un peu surprenante des “je crois en dieu”. Fascinée par leur point de vue, j’ai décidé de leur demander de m’introduire à leur religion. C’est ainsi que je me suis retrouvée dimanche passé dans une église à deux pas de chez moi à chanter du pop religieux (I love you jeeeeesuuuuuuuuussss) et à me faire inviter à des repas de chili. Franchement, les Baptists sont vraiment cool.
**si vous n’êtes pas 120, vous ne savez peut-être pas que le 17 mars c’est le jour où tous les Irlandais et non-Irlandais de ce monde célèbrent la St-Patrick, monsieur trèfle lui-même. Des bus pas cher et la proximité de ce pays me tentent, j’irai peut-être y pointer mon nez pour voir comment ça marche, l’Irlande et le vert.
***j’ai fabriqué des notebooks maison, à partir de lettes d’ING direct et de vieux morceaux de cartons. Photos à venir. Ils sont joliiis ![]()

(soupir)