Feb 14 2008

Published by gwenaelle at 10:55 pm under Sans catégorie

Inverness

À deux heures trente du matin, après une séance intensive de vie virtuelle, je décide soudainement d’aller marcher dans la ville. J’enfile mes souliers et jette un regard à mon foulard en ramassant mes clefs. Porte, serrure. Une fois rendue dehors, silence. L’air est frais, juste à mon goût, et la ville est abandonnée.  Voulant partir vers la droite, les lumières de la ville soudain, sur la gauche, m’attirent. À gauche. Marche marche, clefs dans la poche arrière, pas de manteau. La ville est déserte, seule. Inspiration d’air froid. Hmm.

Sur la rue, deux personnes discutent. Un chat apparaît, me renifle la main et va se cacher dans un jardin. Lumières, c’est le château.  Marche, marche. Le chat me suit, grimpant sur tous les murets, toutes les poubelles, explorant tous les jardins. Le bruit de la cloche que le chat porte au cou accompagne mes yeux qui vagabondent. Maisons magnifiques, brume sur la ville, château rose éclairé - enfin - par des lumières blanches. Sourire à Flora McDonald. Le chat me suit encore, disparaissant un moment dans le jardin d’un hypnotiste pendant que j’admire les deux églises qui entrent dans mon champ de vision. La ville est jaune ce soir. Puis, il fait froid. Je rebrousse chemin, longeant une haie. J’ai la frousse, un peu. J’écris un billet de blog dans ma tête, pense au chat, à la chaleur. J’ai soif. Je décide de tourner à droite, pour voir. Sans issue. Rebrousse chemin, remarque un B&B et une maison à tourelles. Mes yeux se ferment, il est deux heures quarante. Il fait froid. Dans le lointain, un bébé qui pleure. Pas d’étoiles. Les maisons sont belles à Inverness.

La rue de Simon est devant moi, sa porte, sa clef, son salon. J’éteins le chauffage, ouvre la fenêtre. Il fait doux ici. J’ai soif.

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