Archive for February, 2008

Feb 20 2008

Le trou. Ou un autre titre.

Published by gwenaelle under Sans catégorie

Alors que je croyais mes vacances terminées, rentrant chez moi dans le désespoir d’un bonheur passé, je ne m’attendais pas à toutes les péripéties qui se tramaient dans la toile de mon avenir. (wow, niveau style je me surprend à tous les jours) C’est que la destinée ne souhaitait pas mon ennui et fit en sorte que je découvre des splendeurs cachées de cette ville que je ne cesse d’adorer.  

Le retour à ABZ fut glorieux, soleil éblouissant tous les regards que je lançais vers le haut. Les bâtiments étaient merveilleusement lumineux et la marche vers mon appartement, bien qu’entravée par le poids de mes possessions, fut un régal visuel. (Ok, je promets d’arrêter de lire du Victor Hugo, ça me rend un peu trop hyperbolique) Bien décidée à ne pas passer une sublime journée à l’intérieur de mon modeste 3 3/4, j’enfourchai William (que personne n’a encore pensé à voler, même s’il reste sur le coin d’une des rues les plus passantes d’une ville qu’on ma dit comme « propice aux cambriolages. ») et me dirigeai vers les Winter Gardens qui font la réputation de Duthie le parc, mon ex-voisin (mon ex-appart était pas très loin de là).  

Tous ceux qui ont déjà pénétré dans les décevantes serres du jardin botanique de Montréal savent ce qu’est un jardin d’hiver. Sans en connaître la joliesse. Bien qu’étant envahis par une horde d’enfants en congé et d’amoureux promiscuous*, l’immensité de celles qui ornent Duthie a eu le bonheur de me réconcilier avec le concept. L’endroit était bien agréable, salles chargées d’odeur (mmh, mhh) et d’ambiances différentes, humide à sec, cactus inclus. Bon, on sait c’est quoi quand même, des fleurs, des panneaux explicatifs, des ballades dans tous les coins, etc. J’ai quand même bien aimé, plein de couleurs pour mes yeux familiarisés avec les paysages bleak de Skye.   

Mais ce n’est pas tout! M’arrêtant en chemin pour acheter de la farine, William-aux-vitesses-kapout me traîna jusqu’à une autre de ces attractions malheureusement dédaignées des visiteurs et des indigènes, le Trou.  Bon, bon, ça semble un peu plus glauque que ça l’est vraiment, alors rectifions les choses. Le Trou ressemble à ça :  

 

S’il y a une chose dont il faut se souvenir à propos de la ville d’Aberdeen, oubliez le pétrole et pensez au granite. Lonely, mon copain, a décrit Aberdeen comme une « symphony in gray » et je l’approuve (comme si j’allais commencer à dire du mal de Lonely, pff).  

Granite, peut-être, mais il faut aller le chercher quelque part. D’où le trou.  

L’existence de celui-ci m’ayant été révélée par mes lectures matinales (Aberdeen Curiosities, et ça en vaut la peine) et m’étant renseignée sur son emplacement, j’ai profité de ce que je n’avais strictement rien à faire pour aller le contempler.  

Une personne moins entreprenante – ou curieuse – que moi eut peut-être laissé tomber la découverte si elle avait su que le trajet se ferait dans une pente ascendante et qu’il faudrait être assis sur le siège d’un vélo de merde pour le faire. Pure et naïve que je suis, les obstacles ne m’ont pas arrêtés et je me suis finalement posée devant une immense clôture menaçante, regardant illégalement le lac qui a autrefois été un trou.  J’ai même pris des photos, tellement il n’y avait rien à voir.          La bonne chose avec tout ça, c’est que le retour s’est fait en pente descendante. Et qu’il y avait un solde sur les cannes de pois chiche chez Somerfield, sur Union Street, alors j’ai pu faire des réserves.  

** 

Tadla! Dans un moment d’internet libre, j’ai pu envoyer les images de mes grandioses notebooks vers la toile. Admirez : 

(tout fait main, si si) 

** Trivia! J’ai pu contempler aux jardins d’hiver le ‘coast of arm’ de la ville dans laquelle j’ai l’honneur de passer mes nuits (parfois). Afin de vous procurer un savoir luxueux sur ladite ville, j’ai cru bon photographier ces armoiries, ainsi que leur description. Voissi: 

(plus gros)

-

(Notez l’absence d’accents dans le paragraphe d’en haut. Pourquoi? Parce que je suis au travail et que je n’ai pas envie de chercher les maudits accents dans les options d’Internet Explorer. Grmbl.)

** 

*Enseigné par C., l’équivalent anglais de « promiscuité » fait partie de mon panthéon de mots préférés.

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Feb 20 2008

Cheeky bastard

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Devoir du mois : apprendre à avoir des valises aussi organisées au retour d’un voyage qu’au départ.  ** 

L’île de Skye est (je l’ai peut-être déjà dit) l’une des attractions top 3 de l’Écosse, conjointement avec la capitale, Edinburgh, et le monstre le plus moins menaçant, Nessie. (argh, aveuglée par le soleil!)  [Eh oui, malgré tout ce que vous pouvez croire, le soleil est plutôt offensif en Écosse et il ne se passe pas une semaine pendant laquelle je ne ronchonne pas contre mon oubli de sun spectacles (lunettes de soleil) chez moi. Bref.] 

Étant dans le top 3, l’île comprend un paquet de trucs pour touristes, comme des hôtels, des B&B, des « self catering », des campings, des TIC (Touristic Information Center) et des touristes. Quand les touristes dédaignent l’île, pour cause de « buh buh buh, c’est pas l’été, » l’endroit est pratiquement vide, habité uniquement par des locaux qui s’ennuient et des hôtels vides.  (Argh, si je regarde à gauche, je deviens aveugle, burahaaa) 

Mais les touristes ont parfois (souvent) du goût et, on le sait, souvent, leur présence détruit la beauté de ce qui les a attirés. C’est le cas pour l’île de Skye, bijoux des Highlands. Heureusement, hors-saison oblige, l’endroit est vidé de ses laideurs entre octobre et mars, rendant pour un court hiver les beautés de nouveau accessibles.  Le trajet pour se rendre à l’île est un rapide aperçu de ce qui nous attend une fois arrivés. Finis les champs verts s’étalant sur les collines à perte de vue que j’admire à chaque jour sur le chemin du travail, on à affaire à quelque chose de gros : des montagnes. Le sommet enneigé, la route étroite serpentant entre deux blocs de beauté; il est impossible de détacher ce regard époustouflé qui s’accroche à chaque interstice. Les couleurs sont magnifiques, même pendant le désertique hiver* que je vis, oranges et verts se mariant à merveille. J’ai eu des pensées de décoration intérieure, pendant un instant, me disant « humm, ça serait joli dans une cuisine! »  Suffoquée par le trajet de trois heures, temps qu’avais pris l’autobus pour parcourir la distance entre Inverness** et Portree, la plus moins petite ville, mon arrivée dans le port royal vers midi, couverte par le soleil qui devait être pluie, je n’eus d’autre choix que de sauter sur le premier vélo venu et d’aller vagabonder dans les collines des environs. L’air doux et le soleil tapant accompagnèrent mes pérégrinations sur des chemins perdus entre deux champs de mouton***. 

J’aimerais pouvoir dire que j’ai profité du bonheur visuel pour clic-cliqueter Joseph-l’appareil-photo dans toutes les directions, et, d’une certaine façon je peux le dire, mais, tristement, la lumière, l’angle, que sais-je, mes photos ne sont pas à la hauteur de l’original (quelques une ont échappé à ma haine, que vous pouvez admirer ici). Sachez quand même que mes yeux ont explosé de bonheur à plusieurs reprises, la solitude, les collines, les Cuillins Hillsª enneigées au loin, les mouton, le vélo (de merde), le vent agréable ayant encadré cette beauté de douceurs.

 Le reste du séjour fut tout aussi splendideªª et tout aussi indescriptible. Retenez les superlatifs appropriés, et penchez-vous sur ce message envoyé à un copain sur le chemin du retour : 

To : Rob Couchsurfing

Tchip. Just spent the weekend in Skye. Wow.

Et la réponse, tout aussi descriptive :  

From : Rob Couchsurfing

Cool. Wow is a pretty accurate description.

Il me semble superflu de décrire plus sérieusement mon séjour, cette conversation d’une profondeur impressionnante étant plus que suffisante.  

Rendons-nous au lundi soir, donc, moment de mon retour, autobus en direction d’Inverness. Étant dans la ville du charmant Simon, j’étais bien décidée à lui donner un câlin et les bouteilles de bière de Skye que je lui avais rapporté de l’île afin de le remercier de son hospitalité. Gaiement, je cognai à sa porte et fus alors happée par un vortex incroyable qui me fit manquer mon train du soir et dormir sur son divan, en compagnie d’une couchsurfeuse allemande. Le lendemain matin, péniblement extirpée des couvertures, je ramassai mes millions de sac (dont la moitié sont apparus pendant un voyage où je n’ai pas fait un seul achat…) et me dirigeai vers la mignonne gare de la ville. M’arrêtant en chemin au Lemon Tree, café, pour me munir d’une tasse de thé et d’un sconeªªª afin de ne pas mourir de faim pendant le trajet Inverness-Aberdeen que je m’apprêtais à faire.  Dans le joyeux établissement, coincé entre deux magasins supra-mondial (dont un café où j’aurais pénétré anonymement si je n’avais pas remarqué l’arbre à citron), on me demande d’où je viens. « Montréal, mais je vis à Aberdeen » que je répond presqu’automatiquement. Il y a des questions qu’on entend souvent. Cet automatisme provoque une chute d’exclamations sur l’horrible équipe de football°, l’horrible température°°, les horribles habitants, les horribles bâtiments gris, etc. sortant d’un groupe de vieux monsieurs assis dans un coin, concluant qu’Aberdeen est une ville horrible et que je ne devrais pas vivre là. On me demande combien de temps durera mon calvaire et comment il est possible que je ne déteste pas profondément l’endroit. La vie a de ces mystères, il faut croire, puisque je suis toujours et encore amoureuse par-dessus la tête. 

Je quitte alors le sympathique café, enjouée, chargée comme un mulet, un thé dans une main et un scone couvert de confiture dans l’autre et gambade lourdement vers mon train, le sourire au lèvres et le soleil dans le ciel. C’est de ce train que, posh me, j’écris ce compte rendu qui, je le sais, ne dépasserais pas le stade d’idée si je ne le cliquetais pas immédiatement. Puisque mon livre a été lu d’une couverture à l’autre et que le ciel brillant ne donne pas envie de parcourir un guide de voyage froid°°°, je profite de la table que j’ai réussi à empoigner avant tout le monde et, sous les regards inquisiteurs (et apercevant au loin des élèves qui viennent de grimper dans le tuyau roulant), je tapoche sur mon clavier.  C’est comme ça que se finit mon histoire. Merci de votre attention. 

** 

*Chers lecteurs, je l’annonce solennellement : je ne crois pas être capable de vivre un hiver québécois après avoir vécu la douceur écossaise. Sans devenir bêtement une Snowbird de la Floride, je crois bien que je devrai m’exiler pour la durée de cet enfer de neige. En Écosse? 

**Étrangement, je vis avec Inverness la même chose qu’avec Edinburgh. Connaissant plutôt bien la ville, je la retrouve comme on retrouve une vieille connaissance, étant probablement capable d’offrir un tour de ville décent aux touristes en cavale. J’aime bien cette sensation, que j’éprouve de l’autre côté de l’océan pour Rimouski et sa mer. ***En English, mouton ne prend pas de S. Par sympathie, j’ai décidé de cesser d’utiliser le pluriel en français aussi. 

ªQui est, proclame Lonely : « la chaîne de montagne la plus spectaculaire de Grande-Bretagne. » ªªAvant de me coucher et entre deux aventures visuelles, je lisais confortablement le tome 1 des Misérables de Monsieur Vict’. N’étant pas de taille à juger le monstre, je me contenterai de dire que la description, vers la fin du livre, de la bataille de Waterloo et, surtout, la description de Wellington m’a fait plus que sourire. Deux raisons. La première est que, vivant depuis un temps plutôt long (eh, six mois déjà) dans le pays du vainqueur, j’ai pu voir bon nombre de statues représentant l’homme, incluant celle qui est devant le musée d’art contemporain de Glasgow où le général (?) et son cheval sont coiffés d’un mignon cône orangé [image]. Mais l’hommage le plus poignant est, à mon sens, le nom sous lequel on reconnaît les bien pratique bottes de pluie que les pêcheurs, surtout, et les jardiniers chaussent en temps d’humidité : des wellies. La seconde raison de mon humeur gaie, c’est l’exclamation, rapportée par l’auteur, que Wellie est sensé avoir jetée en cours de bataille. « Splendid! » aurait-il dit. Attirée par le mot, je l’ai aussitôt intégré dans mon vocabulaire, aux côtés de ce « Bloody Hell » que j’affectionne particulièrement. 

ªªªJe le jure, je ne fais pas exprès pour être accro au thé. Et pour ce qui est des scones, mon expérience de ce matin vient de démentir leur réputation. Un scone, c’est bon!  °De soccer, messieurs-dames nord-américains, de soccer. 

°°J’ai vu pire, franchement. °°°Le guide de l’Islande vient en effet muni d’une glacière et d’un paquet de crème glacée. Lonely Planet fait tout pour préparer ses lecteurs aux rudesses du voyage qui les attend.

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Feb 18 2008

Skye, et autres jeux de mots*

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Je reviens de l’île de Skye.

(l’image vient de wikipedia, mais j’aurais pu prendre la même. coup de coeur immense.)

*”Splendid!”

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Feb 14 2008

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Inverness

À deux heures trente du matin, après une séance intensive de vie virtuelle, je décide soudainement d’aller marcher dans la ville. J’enfile mes souliers et jette un regard à mon foulard en ramassant mes clefs. Porte, serrure. Une fois rendue dehors, silence. L’air est frais, juste à mon goût, et la ville est abandonnée.  Voulant partir vers la droite, les lumières de la ville soudain, sur la gauche, m’attirent. À gauche. Marche marche, clefs dans la poche arrière, pas de manteau. La ville est déserte, seule. Inspiration d’air froid. Hmm.

Sur la rue, deux personnes discutent. Un chat apparaît, me renifle la main et va se cacher dans un jardin. Lumières, c’est le château.  Marche, marche. Le chat me suit, grimpant sur tous les murets, toutes les poubelles, explorant tous les jardins. Le bruit de la cloche que le chat porte au cou accompagne mes yeux qui vagabondent. Maisons magnifiques, brume sur la ville, château rose éclairé - enfin - par des lumières blanches. Sourire à Flora McDonald. Le chat me suit encore, disparaissant un moment dans le jardin d’un hypnotiste pendant que j’admire les deux églises qui entrent dans mon champ de vision. La ville est jaune ce soir. Puis, il fait froid. Je rebrousse chemin, longeant une haie. J’ai la frousse, un peu. J’écris un billet de blog dans ma tête, pense au chat, à la chaleur. J’ai soif. Je décide de tourner à droite, pour voir. Sans issue. Rebrousse chemin, remarque un B&B et une maison à tourelles. Mes yeux se ferment, il est deux heures quarante. Il fait froid. Dans le lointain, un bébé qui pleure. Pas d’étoiles. Les maisons sont belles à Inverness.

La rue de Simon est devant moi, sa porte, sa clef, son salon. J’éteins le chauffage, ouvre la fenêtre. Il fait doux ici. J’ai soif.

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Feb 14 2008

Stop attacking me you sleezy curtain

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The Sea, un jour de pluie, après une manif devant un supermarché.

**

Bon, il me semble qu’il serait temps de faire une petite mise à jour de ma vie. J’ai aucune idée d’à quel endroit je vous ai laissés la dernière fois que j’ai fait une mise-à-jour (c’était pas avec ma lettre d’amour, tiens? D’ailleurs, merci pour les courriels de compliments, je ne m’attendais pas à tant d’un texte que j’ai failli ne jamais publier pour cause de “quétaine”. Merci encore.), mais je vais improviser, ça marche toujours bien.

Bon, alors. Ah, by the way, I will try to write some bits in the language of J. M. Barrie (celui qui me dit sans googoler de quel livre cet homme est l’auteur gagne un colis personnalisé) because, even though I seem to be more and more fluent in that language (this being proven by these two guys with whom I was chatting to the other night in a pub and which, after 20 minutes of discussions, said “I mean, you are as Scottish as us, you should know”. Ok, there was loud music and a pint of lager in front of them, but I don’t think that they were that much drunk. I decided to take that as a compliment.), I realise that speaking it is not all and that writing is a great skill to have.

Je crois que je n’ai pas parlé de mon voyage en Lettonie, n’est ce pas?

Ah ouais, hum, ça fait longtemps que je ne vous ai pas raconté mes aventures mirobolantes alors.

Bon, avant tout, un moment crucial de ma vie: j’ai acheté du papier de toilette. Bleu.

Eh oui, à la Coop d’Inverurie, mon panier bio sous le bras (mon dernier panier bio, d’ailleurs), devant l’étalage de torche cul, j’ai consciemment choisi un papier de toilette bleu, dédaignant le blanc du même prix et tout aussi produit à partir de papier recyclé. J’avais le choix entre turquoise, rose, blanc et bleu. Et j’ai choisi. Bleu.

Ma vie est trop excitante parfois.

Bon, alors, il se passe quoi. Sérieusement.

Après le départ de ma maman et de mon frère chéris (c’était quelque temps après le nouvel an, pour vous situer), j’ai été envahie par Mariane et Sandrine pendant une dizaine de jours (et au moment où j’écris ces lignes, cet événement me semble si lointain et si court). Une excursion à Inverness et beaucoup beaucoup de plaisir ont ponctué cette apparition dans ma vie. On évitera les comptes rendus minute à minute, mais j’aimerais mentionner que mon foulard-que-je-vais-porter-en-Islande est désormais plus long, tricoté par la main habile de Sandrine (et n’a pas évolué depuis son départ même si j’ai trouvé de la laine gratuite) et que je n’aurais jamais cru être capable de dormir à plus que deux plus qu’une nuit de suite dans un seul lit.

Petit moment de home-sickness après leur disparition.

Mais je n’ai pas eu le temps de me lamenter trop longtemps, puisque le lendemain, mon avion à 2 sous (oui, deux sous) décollait de Glasgow pour me véhiculer jusqu’en Lettonie (pour savoir où se trouve la Lettonie, on clique) pendant un nombre de jours un peu trop courts: trois. Riga était mon point d’arrivée, et c’est un sentiment mixte de “wow, je suis dans un pays balte, à quelques kilomètres de la Russie de mes rêves” et de “merde, je viens encore de prendre un avion” qui a glissé en moi pendant ces courtes minutes. Riga est une ville fascinante que je veux absolument revisiter.

Mention spéciale pour le fait que j’ai oublié mon appareil photo dans mon sac à dos. Riga restera donc un endroit qui a l’air magnifique dans vos esprits, et un paquet de souvenirs fascinants dans le mien.

De retour de Lettonie, j’en avais vraiment vraiment marre de me balader partout. Je n’aspirais qu’à une chose: me vautrer dans mon fauteuil et ne rien faire du tout. Le plan était en fait de ne pas sortir d’Aberdeen, même pour aller à Balmedie (qui est la plage où Donald Trump veut détruire un écosystème unique pour jouer au golf. Détails.) ou Aviemore (qui comporte un couchsufer super sympathique et de la - paraît-il vraie - neige). Rester chez moi et ne rien foutre (pas même sortir de chez moi), après ce mois intense de pérégrinations tout autour du monde était ma seule ambition.

J’ai plutôt bien réussi. Pour deux semaines.

Je suis donc en effet restée chez moi les deux fins de semaines suivantes, en profitant pour voir tous ces amis incroyables que j’ai dans cette magnifique ville, pour commencer à lire un livre en espagnol, un autre sur la guerre d’espagne et trois ou quatre autres on the side, incluant The Wizard of Oz dont j’aurais beaucoup a disserter (j’avais presque arrêté de lire dernièrement et je dois dire que ça me troublait beaucoup). J’ai pu recommencer à vouloir apprendre mille et une chose, cuisine, esperanto (vous devriez voir mes murs pleins de vocabulaire esperantiens), ateliers de clowns, église*, danse, histoire, musique (je peux maintenant jouer un D - ou un C, je ne sais plus - au piano), la la la, j’essaye même d’apprendre les paroles de Greensleeves by heart, juste parce que mon cerveau n’a rien à faire. Ces deux semaines de “je fous rien” ne sont pas vraiment des semaines d’inactivité, finalement. Et ça fait du bieeen.

Mais j’ai failli à ma tâche. Je m’étais promis de rester sur mon divan pour le mois de février au complet, ne sortant de chez moi que pour prendre l’avion (encore, l’avion, ahureee!) vers l’Islande.

Ah ah ah!

C’était sans compter sur le fait que je veux tout voir du monde, curieuse que je suis.

Je me suis donc retrouvée à Balmedie, deux fois cette semaine (drôle, pour quelqu’un qui essaye d’y aller désespérément depuis des mois sans y arriver), de nuit, avec deux personnes totalement différentes. Expérience intéressante chaque fois. Sinon? Eh bien je publie le tout en direct d’Inverness, arrêt obligé pour quatre jours (merci les journées pédagogiques) à l’île de Skye, un des plus beau coin de la Scotland, à ce qu’on dit.

Et j’ai d’autres projets de voyage pour mars, pla pla, comme hum, l’Irlande. Le 17 mars**.

Sinon, il se passe quoi d’intéressant? Mais plein de choses, plein plein. Il y a quelque chose d’extraordinaire au fait que je sois ici, avec un million de gens sympathiques dans ma vie. Il y a des mystères partout à comprendre et explorer, des gens magnifiques qui ont quelque chose à m’enseigner. Comment est ce que je pourrais trouver la vie ennuyante? Malgré le fait que je vis maintenant dans un monde sans télévision ni internet ni téléphone (rassurez-vous, Heather fait toujours partie de ma vie), il me semble que je fais plus de choses qu’avant. Rebellez-vous, gens de ce monde, rebellez-vous contre l’ennui du quotidien. Détruisez votre télé et votre monde virtuel. Sortez de chez-vous et dansez dans la pluie. Il est là le bonheur!

(ça c’était un emportement d’enthousiasme)

Sinon, pour les nouvelles en vrac.

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Il a finalement neigé! La semaine passée, de gros flocons on presque recouvert un peu le sol! Et il restait presque de la neige le lendemain! Événement incroyable, incroyable. J’en ai profité pour lancer une boule de neige dans le visage de ma coloc adorée, Ellie, faire des anges dans la neige avec Ellie et Neets (Anita - vous avez vu les photos de son party, vous vous souvenez?) et glisser sur le sol en compagnie des deux sus-nommés et de Ross l’amoureux d’Ellie, Colin, Ela et d’autres gens non-identifiés. (soupir de nostalgie) C’était une magnifique soirée.

Neets qui saute dans les anges et Ellie qui en rit.

Neets et Ellie, enthousiastes, devant nos trois anges.

Depuis lors, la température a drastiquement monté au point ou aujourd’hui j’avais l’impression d’être en mai, même lorsque, au sommet de Bennachie (la colline la plus pas petite du Aberdeenshire) le vent décidait de la direction dans laquelle je marcherais (même si j’essayais d’être immobile). (soupir de nostalgie bis) Ahh, c’était une magnifique journée.

Au sommet de Bennachie.


Du Heather, du vrai! (Un peu moisi, c’est quand même l’hiver)

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J’ai, pour la première fois de ma vie, répondu à un sondage téléphonique Grand-Breton. Je me suis sentie subitement tellement intégrée!

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Argh, but there is too much happening! I often think about this blog, wanting to tell that or that story, but I never have the time nor the desire to actually sit in front of my computer and type all these great moments, so when I finally do it, they have all disappeared from my memory and never will come back. I started carrying around a notebook*** in order to write everything that comes to my mind, but, even though it is almost filled up, it doesn’t seem to contain everything I wish it would. I reckon my life is too exciting and that I should just be writing everything that is happening when it’s happening. But I’d rather live it, hm!

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J’ai hébergé mon premier couchsurfer! Rich était son nom et ce fut une très sympathique expérience. Couchsurfing love, couchsurfing love. Et beaucoup de blagues de pirates.

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Neil le hippie m’a demandé l’autre jour si je pouvais lui donner des classes de français, afin de justifier la mention “beginner” de son profil CS. Bien sûr! Un petit groupe s’est formé et j’ai maintenant quatre élèves assidus le mardi soir dans mon salon qui recopient des “lundi mardi mercredi” avec application. J’adore cette manière de transmettre mon savoir. Si tous les cours pouvaient être comme ça, c’est fou ce que le monde entier saurait plus de choses.

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Elles sont arrivées, les photos du voyage de ma maman et de mon frère en terre bretonne. Ici, ici.

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*beaucoup des gens que je fréquente régulièrement et que je considère comme des bons amis sont aussi membres de la communauté un peu surprenante des “je crois en dieu”. Fascinée par leur point de vue, j’ai décidé de leur demander de m’introduire à leur religion. C’est ainsi que je me suis retrouvée dimanche passé dans une église à deux pas de chez moi à chanter du pop religieux (I love you jeeeeesuuuuuuuuussss) et à me faire inviter à des repas de chili. Franchement, les Baptists sont vraiment cool.

**si vous n’êtes pas 120, vous ne savez peut-être pas que le 17 mars c’est le jour où tous les Irlandais et non-Irlandais de ce monde célèbrent la St-Patrick, monsieur trèfle lui-même. Des bus pas cher et la proximité de ce pays me tentent, j’irai peut-être y pointer mon nez pour voir comment ça marche, l’Irlande et le vert.

***j’ai fabriqué des notebooks maison, à partir de lettes d’ING direct et de vieux morceaux de cartons. Photos à venir. Ils sont joliiis :)

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Feb 13 2008

Health

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Moi – Argh, I’m so sick of all these people believing that I’m french! No, I haven’t got a french passport, No my grand parents are not french. Is it so hard to understand that there could be some people speaking french on the other side of the ocean! I need to do some more cultural activities with my pupil so that at least them stop asking me from which part of France I’m from!

Coloc (très compréhensive devant mon sursaut d’humeur) – Why don’t you cook them something from Québec? It would be a great way to introduce them to your culture.

Moi – Can’t. Health and Safety. I wanted to bring them food, but I can’t : Health and Safety. I wanted to make them cook : Health and Safety. I wanted to play real hockey : Health and Safety. I can’t do anything with them apart from talking. And, even, I must take care not to touch them, it could be considered as sexual harassment. Grm!

**

Ce dialogue plein de frustration nous introduit à un concept très écossais : Health and Safety. Idée générale : tout ce qui est public est régulé par le council qui lui décide des règles de sécurité. Et elles sont nombreuses. Et frustrantes.

(Je ne suis d’ailleurs pas la seule à penser ça, preuve étant cette librairie usagée d’Édimbourg dont les murs étaient couverts d’avertissements concernant la sécurité (« peut être dangereux en cas d’explosion nucléaire ») directement inspirés des mesures extrémistes du council.)

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Aberdeen : whichever direction you cycle to, the wind always blows towards you.

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Feb 04 2008

Abrazos Gratiste

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dans l’incertitude du ménage de mes liens, je reposte les photos des free hugs qui sont répandues par le web. (lien)(lien)

et parce qu’on est dans la mode des albums photos, mon party de noël avec les assistant-e-s de langue. (lien)

pendant ce temps,  j’achète des chandails de laine à £2.

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Feb 04 2008

Clik

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Joli et efficace. Longue vie!

(ici)

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