Jan 13 2008
Bribes*
Londres est surtout magnifique le matin, dans le silence de la ville encore endormie. Entre deux pélicans au jardin St-James, devant le palais de la Queen, les roulements de tambour de la garde royale font la trame sonore d’une journée « crisp ».
Le métro mérite d’être mentionné, parce que j’ai un amour passionné des métros et que celui-ci je l’attendais violemment depuis ce jour où j’ai eu à résoudre l’énigme. Le métro roule à gauche, comme les autos et les vélos (scoop!*) « Mind the gap, » il claironne, autant que mon estomac vide. Customers, filmés en circuit CCTV, le métro est décevant, un peu. Il faut le chercher : il se cache. Où peut-il bien être? Les entrées, plutôt que des bouches géantes qui s’ouvrent dans le sol, sont des entrées banales, dans les murs des bâtiments indifférents et se camouflent facilement derrière la foule qui se presse dans les rues. Toutes les rues? Non. Certains secteurs de la ville sont abandonnés soir et weekend, hommes (et femmes) d’affaires rentrés chez eux à la course.
Londres est une ville filmée, circuit vidéo partout partout. Please keep your personnal belongings with you at all times. Sinon, les bobbies, policiers comme dans les films, vont soupçonner un attentat : bombe. On se surprend à y croire. La paranoïa ambiante est contagieusement dangereuse.
Dès le premier regard en direction du British Museum, on comprend qu’on a affaire à quelque chose de gros. L’entrée, immense, immense, confirme : c’est gros. Bourré de trésors (volés, qu’on pense à tout instant), le musée peut prendre une deux trois journées à contempler, matin au soir sans arrêt. Nous lui avons donné deux heures, arpentant à pas alerte les quelques pièces choisies. La pierre de Rosette, of course, et les frises du parthénon aussi. Pfiou.
Coup de cœur prévisible pour la British Library. La Magna Carta, une bible de Gutenberg, des manuscrits de Shakespeare, Lewis Carroll (dont la tombe s’est située sous mes pieds le temps d’une visite à l’Abbaye de Westminster), Oscar Wilde, eh, maman, regarde, il y a même une section sur les Beatles. Ouverte par hasard (alors que mon Lonely Planet édition 2003 disait que ce serait fermé!) la bibliothèque a occupé une pettie heure entre la visite de la plateforme 9.75 et le départ de mon train, au revoir maman, je rentre chez moi.
Maman? Et petit frère, tiens. De nos jours, traverser un océan pour le temps des fêtes, ça se fait en un claquement de doigts (ils aimerait bien). Noël à Aberdeen, jour de l’an à Édimbourg, faisons notre jet-set et finissons ce petit périple dans la capitale des capitales, mégalissime Londres.
Mais Édimbourgh aussi, et son immense procession de flambeaux. Le bûcher, ensuite, où brûlait le bateau viking, contre-jour sur l’homme costumé qui lance des arbres dans l’enfer. Feux d’artifices, pour n’importe quelle raison, jusqu’à minuit 2008. Poum poum.
Il en reste tant, du Londres, à voir. On peut y être tourisme pendant très très longtemps. Mais pour y vivre. Bof.
‘‘10 Downing street?’’ pourrait me demander fast-food. Derrière la clôture, les policiers et les fusils, je n’ai pu voir que la porte du douze. Lonely planet me confie que c’est là qu’a travaillé Tony, quand même. Il m’apprend aussi que la porte de fer, double tour fermée, c’est parce que Margaret a été haïe par beaucoup de gens, incluant l’IRA.
Je pourrais continuer la liste, assidument que nous avons arpenté la ville, il y en a des choses que je pourrais étaler. Bien sûr, Abbey Road (eh, qui a été une fan finie des beatles ici?), et Speaker’s corner, pendant qu’on y pense. Chinatown, sur le chemin du Monty Python Musical (trop cher, oh). Et en sortant de chez Harrods (if they don’t have it, you don’t really want it), on oublie pas la photo du Tower Bridge et de Piccadilly Circus. Mais c’est pas le but d’un voyage, de s’en vanter, si? Londres est prête pour mon retour, je crois, et j’attend notre réunion avec la certitude d’y passer encore d’extraordinaire moments.
**
*Bribes, mais pas bribes, parce que ça signifie pas la même chose.
*Scoop! Une révélation, la première, sur le cyclisme en terre unie. Un jour, peut-être, je promets, cet article au titre indéfini. Son petit frère « Vélib’ et Paris » attend aussi un nom, et une existence. Sapré paresseuse.
**
De même, les photos (prises par l’amie d’Irene, une espagnole touriste) des Free Hugs sont par oignon.

J’adore lire ton blog salopette
!
Pff, moi je suis alle jusqu’en Grece pour voir le Parthenon et j’ai meme pas eu droit a ses fresques!
fallait pas aller aussi loin, eh! a mi-chemin t’aurais pu tout voir!