Dec 25 2007
Blanc

Bleu, comme le ciel d’Écosse.
(image réelle, prise ce matin dans Seaton Park à la sortie de l’église)
Dec 25 2007

Bleu, comme le ciel d’Écosse.
(image réelle, prise ce matin dans Seaton Park à la sortie de l’église)
Dec 24 2007
Le jeudi c’est le jour où la fin de semaine commence, à midi-ish. Youh!
Me lève alors tôt pour la dernière fois de la semaine*, grogne, m’habille et enfourche le vélo qui me mènera à Castlegate (lien) où je gare William pour la journée, sautant à pieds joints dans la rougeur de l’auto de Bobb [preuve de l’existence de Bobb].
Bobb carries me around, tchup tchup, et c’est dans la musique la plus musicale (Bobb est batteur dans un groupe de musique, je crois que je vous ai répété ça mille fois) que nous nous approchons d’Oldmeldrum, village où je passe aussi mon Mercredi (voir « Mercredi » quand je serais moins fâchée qu’il ait été gobé par l’internet stupide et que je le ré-écrirai). Le jeudi est définitivement la journée la plus relax de ma semaine de travail puisque, au final, je n’ai que deux périodes à réellement être une assistante de langue. C’est avec les lovely Higer et leur très compétente Laetitia de prof que je passe ces deux périodes où, plutôt souvent, je reste assise à intervenir brièvement pour donner des détails culturels (‘’au Québec, on dit « grand-maman » aussi, pas juste « grand-mère »’’).
Deux périodes finies, wouh, je me retrouve avec Irene la si mignonne assistante espagnole dans la salle des profs à attendre que la troisième période de la journée soit passée afin que je puisse rencontrer ma Mentor Teacher, Fran, avec qui j’ai rendez-vous à la quatrième période de chaque jeudi pour que nous fassions le point sur mon séjour en terre britannique. La première rencontre, ah souvenirs, s’était résumée à moi qui disait comment tout était génial, que j’avais plein d’amis et que j’adorais l’Écosse. La seconde pour dire que rien de nouveau n’était à mentionner. Et les suivantes pour répéter la même chose. Elle a arrêté de me demander si j’étais « Homesick », elle voit bien que c’est pas le cas. Bref, Irene est assez gentille pour bien vouloir attendre avec moi que ces quinze minutes d’étalage de mon bonheur et de ma joie de vivre soient terminées pour que nous puissions aller prendre l’autobus vers Aberdeen.
Mon jeudi après-midi est toujours différent d’une semaine à l’autre, alors on peut simplement dire qu’à 13h30-14h, quand j’atterris en ville, c’est la
Fin du jeudi.
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*À moins que stupidement j’aie mis mon alarme le vendredi matin afin de me lever tôt pour aller vaquer à des activités espérons-le intéressantes, à moins que je ne me sois encore endormie devant le feu de foyer chez Neil (il a des colocs géniaux Neil, je devrais arrêter de dire « chez Neil » et dire « chez Neil, Hannah et Judy », mais comme je suis surtout amie avec Neil, beh beh).
Dec 24 2007
Le lundi, je me lève atrocement tôt. Après une fin de semaine toujours tumultueuse (sans alcool, je vous l’ai déjà dit, ou, enfin, jamais assez pour même me rendre un peu saoule), j’ai certainement pas la tête à une journée à Turriff Academy (lien). Tel est mon fardeau, pourtant, et les huit périodes qui m’attendent ne peuvent pas être évitées (beh, sauf en étant malade, mais ce serait tricher).
Je me lance dans mes pantalons (trousers, eh oui) j’attache mon manteau rouge, j’enfourche Will et je me retrouve à 7h40 tapantes en face de l’université Robert Gordon (une des deux universités d’Aberdeen, l’autre étant – tenez-vous bien – l’université d’Aberdeen) à barrer les rayures de Will sur un des racks à vélo qui s’y trouvent. Me ramassent alors Mickael, Rachel, Graeme ou Ronnie, alternativement au volant d’une voiture qui doit leur sembler bien bondée ce jour-là. Covoiturage. Une heure et vingt plus tard (c’est loin Turriff), je dépose mon sac à dos dans la salle commune du département de langues modernes en saluant Marie-Claire, la PT (principal teacher) dont la classe est adjacente.
Et, c’est parti. On retient son souffle :
S4 avec Nathalie
S4 avec Maureen
Pause de 15 minutes
S2 avec alternativement David, Nathalie ou Marie-Claire
S2 idem
Higher et Intermediate (S5-6) ou période avec Gail, la seule Advance Higher
Dîner
Retour avec les Higher où je vois Gail si je ne l’ai pas vue avant ou bien je vois les 4 Intermediate-Higher qui daignent se pointer en classe
S3 avec Nathalie
S3 avec Maureen
Et, soudainement, il est 16h moins 10 et je suis totalement crevée. Certaines de ces classes sont adorables, d’autres horribles. Et ce schéma change, au fil des semaines et des saisons (des saisons? En Écosse?), ce qui peut transformer une classe sympathique en monstre horrible sans raison apparente. C’est à Turriff que j’ai le plus de préparation à faire puisqu’on me donne, la majorité du temps, des petits groupes à entertainer une quinzaine de minutes hors de la classe. Serpents et échelles, bingo, jeux de rôles, je fais tout et n’importe quoi pour leur donner l’impression que ce cours qu’ils haïssent (eh, j’ai haï les cours d’anglais de tout mon cœur, je sais de quoi je parle) est Ace!
Je retourne ensuite en ville dans la même voiture bondée qu’au matin. Vers 18h, dans la ville totalement noire, je pose mon pied délicat devant Robert Gordon et le pointe vers William mon amour qui servira ensuite à me ramener à la maison. Le lundi, c’est aussi souvent le jour où, en panique parce que mon panier de légumes bio arrive le lendemain, je fais une soupe afin de me débarrasser des légumes qui vont pourrir si je fais rien avec. On me dit que mes soupes sont vraiment bonnes, eh, c’est pas une mauvaise chose! Et c’est pas si difficile que ça à faire. Tout ce que ça prend, c’est un paquet de légumes, une grosse casserole, deux tasses d’eau et des carrés de bouillon. On met le tout sur le feu jusqu’à temps qu’on se souvienne que c’est là ou bien jusqu’à temps que ça sente bon (c’est pas mal le même moment, d’ailleurs) et on invite les gens à venir en manger pour qu’ils nous complimentent sur comment oh mon dieu que je fais des bonnes soupes.
Le lundi étant fini, ma semaine (pourquoi est-ce que j’essayais d’écrire “fenêtre” exactement?) est terminée aussi. Plus d’activités à préparer, plus de grosse journée, je peux (re) commencer à me coucher tard. J’ai pris beaucoup de temps pour commencer à aimer Turrif, parce que c’est tellement loin, et tellement moins ci et plus ça que les autres écoles, mais franchement, les ptits criss ils commencent à me plaire (arrêtez de me dire que je ferais une bonne prof, bon). Turriff, j’aime ça aussi.
Fin du lundi.
Dec 24 2007
En attendant l’autobus pour retourner dans la Grande Ville (Aberdeen, eh!), après une dure journée de travail, l’autre jour, j’ai décidé d’aller me promener dans le plus petit des trois villages où je travaille, Oldmelrum. L’endroit est férocement pittoresque et, comme je l’ai découvert aujourd’hui, possède aussi une sympathique distillerie de whisky.
Ces errements m’ont aussi fait parcourir un petit chemin assez large pour laisser rouler des vélos dans les deux sens (ou une auto dans un sens), peuplé de ruisseaux et de chevaux. Comme j’ai pris la résolution de trimballer mon appareil photo avec moi, j’ai pu utiliser Joseph pour partager ce superbe après-midi.
Dec 22 2007
Pierre, l’ombre sur les photos de Proust et moi m’a glissé un mot il y a des siècles à propos de la possible venue de Trump le milliardaire en Aberdeenshire. Ironiqument, j’avais, au moment de lire son courriel, justement découvert qu’il [trump, pas pierre] voulait s’emparer d’une des – dit-on – plus belles plages d’Aberdeenshire (j’adore prononcer ce mot!) et y construire un terrain de golf, détruisant du même coup la beauté du site et sa biodiversité fascinante.
Le tract qu’on m’a refilé est d’ailleurs plutôt explicite :
Dump Trump Protest
Walk in Protest to Protect OUR Rare Natural HeritageTrumps development at menie estate will create some monetary benefits for the surrounding community. But as it stands, it will likely be at the cost of this unique landscape and its wildlife. Why should we not demand the best of both worlds and aks this development be done sensitively for benefit ourselves and wildlife alike.
More details go to Meniescotland.co.uk
J’ai manqué la manif, je confesse, je faisais des ovales aux dattes et ça goûtait super bon (demandez à tout Aberdeen, à qui j’ai fait goûter le résultat). Mais il semble que ça ait fonctionné, Aberdeenshire Coucil ayant rejeté la demande de trump. Et puis une fokaillerie démocratique s’est emparé de la chose et je suis pour le moment dans les limbes des informations contradictoires qu’on me donne, paraît que ça a finalement été accepté, mais peut-être pas. Ce que je sais, c’est que je veux fouler la plage de Balmedie avant que Trump y mette ses buldozers. Et, bon, mea culpa, la prochaine fois, je ferai mes pentagones aux dattes APRÈS la manif.
Dans la suite de mes activités activistes, je glisse un mot sur la campagne qui a cours pour sauver ce qui semble être la seule vraie salle de spectacles d’Aberdeen (assez grosse, i mean), The Lemon Tree. Savethelemontree.org donne plein de détails là-dessus.
Finalement, j’ai découvert la liste qui tente de rassembler toutes les organisations activistes d’Aberdeen, est c’est à riseup.net qu’on la trouve, juste ici.
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By what I could discover, the Tahoos appear to be the most unteachable of all Animals, their Capacities never reaching higher than to draw or carry Burdens. Yet I am of opinion this Defect ariseth chiefly from a perverse, restive Disposition. […] It is observed, that the Red-haired of both Sexes are more libidinous and mischievous than the rest, whom yet they much exceed in Strenght and Activity.
p. 244 Gulliver’s Travels
Dec 19 2007
Heille, ça fait un petit moment que ma vie excitante a pris le dessus sur les comptes-rendus fidèles de ma vie excitante. Je vous demande donc mes apologies*. Je ne promets rien, mais j’annonce fièrement que j’ai, l’autre jour, répondu en six longues heures à TOUS les courriels en souffrance qui habitaient ma boîte de réception, même celui à Laurie qui attendait depuis septembre. Je devrais être capable d’écrire plus souvent, non?De l’exotisme, messieurs dames, en voici. Car j’ai vécu de l’Écossais depuis le dernier billet intéressant qui a été publié ici, oui oui.
Ceilidh, que ça s’appelle, et c’est une danse traditionnelle. Souvent pratiquées lors de mariages ou d’occasions spéciales, les Ceillidh sont littéralement des danses en ligne, mais avec des noms en anglais. Good fun, great exercice, wow, I love ceildih, qu’on m’avait lancé. Et moi, je soupçonnais la vérité. Dans les Ceilidh, on danse exactement ce que les Québécois qualifient de danse traditionelle. Eh, ma favorite a été exécutée, et ce n’était pas celle qui avait « Canadian » dans le nom. C’était il y a un mois, public. Et j’ai, malgré le manque d’exotisme, adoré ça, surtout que mon groupe de danseurs ne comportait qu’un seul Écossais même pas roux et une majorité de germanophones, dont un qui se prénomme Edgar (je lui dis que j’ai déjà prénommé un poisson comme ça?) et qui répare des vélos avec moi quand je daigne me présenter au workshop le samedi.
Mais la gloire de la danse a été effacée par la venue de celui qui a, conjointement avec celle qui posera le pied sur le sol britannique dans une semaine, généré ma venue dans le monde. Bonne fête à moi, wouhou, et un voyage à Inverness en prime. Inverness la très jolie a conquis mon cœur, tout autant que Leaky’s, le plus gros second hand bookstore d’Écosse. Vendredi, St-Andrews, célébration de la mort du saint le plus saint d’Écosse (le drapeau, m’sieurs dames, c’est la croix de St-Andrews), mon père et moi avons la chance chanceuse d’aller faire un tour sur le Loch le plus hanté d’Écosse, Ness lui-même, pour pas un pound alors que c’en est 12 habituellement (25$). Le samedi incroyablement ensoleillé a fait reluire la ville la plus mignonne d’Écosse et, en compagnie de Simon le couchsurfer et de mon papa, les bords de la rivière Ness ont été parcourus. Très agréable fin de semaine.
De retour, je quitte mon papa au début d’une dure journée de travail, et, suite à une fin de semaine haute en rebondissements (oh, mon téléphone est mort et les adresses des deux partys auxquels j’ai dis que j’irais – dans la même soirée – sont inscrits dedans. Tâche : trouver les deux partys avant qu’ils ne finissent. Et, évidemment, je n’ai le numéro de personne), je me présente en compagnie de Neil, Colin, Neets, Irene et deux de ses amies devant le Marks and Spencer, at the top of Market Street, pour faire des câlins à tous ceux qui le veulent. Free Hugs. Après trois heure trente de câlins à qui le veut, jeune, vieux, femme, homme, grand, petit, gros, laid, mince, beau, fashion, mal habillé, riche, pauvre, occupé ou ennuyé, j’ai réalisé que venait de se produire une des plus belles choses que j’ai pu faire de ma vie. Entendre « You made my day » à répétition était autant gratifiant que les gens qui souriaient à la vue de mon action. Des « this is great », « thanks for doing this », « you are awesome », « this is the best thing I saw today », des sourires et, surtout, des tonnes et des tonnes de câlins, chaleureux et timides. On sent qu’on arrive réellement à changer le monde, soudainement. Une photo de l’événement s’est retrouvée sur le grand monde virtuel, colin dans son costume de singe, mais c’est le message qu’un ami/prof de Turriff Academy m’a envoyé le soir même qui a couronné le tout :
Just heard kids on the train talking about the free hugs. « It was so ace », « I hugged a gorilla » […]
En direction de Glasgow, des gens parlaient de nous. Wow.
J’ai adoré mon expérience, j’ai adoré mon expérience. J’en parle avec des étoiles dans les yeux et plus aucune peur. J’en ferai encore, encore, encore, maintenant, on n’arrête pas, s’il vous plaît. Les Free Hugs, c’est beau.
Ma vie ne s’arrête pas avec une tonne de câlins gratuits à l’entrée d’un centre d’achat, par contre, et quelques jours plus tard je déménageais de mon premier à mon second appartement écossais. Loyer, proximité et coloc fantôme justifient-aient mon déplacement et, avec le recul, c’était encore une meilleure idée que ce que j’ai pu croire. Plus petit, of course, mais tellement moi, avec Ellie une coloc incroyable et une odeur de réel qui ravit mes narines. À dix minutes du centre-ville dans une ville assez petite pour que ça ne signifie pas « danger », la plus belle chose avec cet appartement, c’est la vue que j’ai de l’immense fenêtre dans ma chambre. Couchée, je vois les étoiles et la lune. Debout, je vois cette immense et magnifique usine abandonnée, qui provient de l’époque où les usines n’étaient pas encore un morceau de ciment coulé par une main plus grande que nature. La brique rouge de l’immense tour m’appelle et j’aimerais pouvoir explorer les recoins de ce bâtiment si exotique. Le sevrage de la salle de bain privée s’avère être plus difficile que prévu lorsque, le mâtin, je râle en devant ouvrir des portes pour me rendre, à moitié endormie, jusqu’à la toilette.
Et c’est les vacances qui arrivent, oui oui, j’aime ça être une prof une assistante de langue. On me dit que je devrais devenir chef (de cuisine!), je reçois un Diary (qui n’est pas un journal intime), une mug et des chocolats de la part du département de langues modernes à Turriff Academy et des cookies de mes Higher French d’Inverurie, j’ai de la visite à partir de maintenant jusqu’à la mi-janvier, avant de passer quelques jours dans la capitale de la Lettonie, Riga et je n’ai plus d’internet chez moi. Et je prépare le séjour de ma mère en trouvant des recettes de pudding et en demandant aux concierges de Meldrum Academy ou on peut trouver des chapeaux melons, mais pas cher.
Colin, magnifique ami, a accroché une lampe chinoise de papier sur le guidon de mon vélo, lundi, couronnant la magnifique journée que j’avais vécue avec de l’amour aléatoire. Pas abîmée par la pluie, pas volée, la lampe est maintenant suspendue à Harold la plante, cachant le sud de l’Irlande sur ma carte d’Europe.
Révérence joyeuse en provenance d’Écosse. Je conclus ce texte avec un immense sourire et vous laisse pour aller pratiquer mon activité favorite du moment : examiner une carte et un guide de voyage en me demandant ce que je pourrais bien aller explorer de nouveau, demain, tout de suite.
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*Amoureuse de l’esthétique des mots, j’aimerais pouvoir parler une langue qui n’utiliserais que ceux que je trouve beau. Les phrases mêleraient dix-huit languages mais elles auraient une sonorité et une forme magnifique.
Dec 19 2007
Après quatre mois de vie dans l’anglophonité joyeuse, ce fut une immense surprise pour moi d’apprendre que le mot Pants, que j’utilise en guise de traduction pour Pantalons, signifie dans la britannique langue Sous-vêtements et que c’est le mot Trousers que je devrais employer. Toutes ces fois où j’expliquais que j’en avais marre de porter toujours les deux mêmes paires de Pants, que mes Pants étaient sales ou encore humides après le lavage ou bien que mes Pants étaient peu confortables…
Beh les gens, ils devaient pas comprendre.
Maudit anglais américain.
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Dans un tout autre ordre d’idées, j’ai réalisé récemment que les chansons de noël agaçantes qu’on a tous marre d’entendre allaient, ici, être en anglais et donc férocement exotiques. Wouhou!
Dec 07 2007
Le vendredi, je travaille pas. Ni la fin de semaine, d’ailleurs.
Dec 04 2007
Le mardi, je me lève plutôt tôt (tôt, tôt, la la lère). Dans le Québec lointain, souvent, quand j’ouvre mon ordi pour prendre mes courriels, le mardi matin, certains de mes amis sont encore debouts, et il n’est pas si tard que ça pour eux. Je me frotte les yeux, soupire. Se lever, c’est mal.
Vers 7.20, dans le noir de la nuit pas encore disparue Lydie-la-française-du-sud (les français du sud sont les meilleurs, eh!) vient me prendre à la porte, direction: Inverurie (prononcer en roulant les r, ça fait flipper les gens ici et ils se mettent à dire que ça sonne exotique comme endroit quand je le dit).
Inverurie est une ville, jolie comme tout, dans laquelle se trouve une des trois écoles secondaires où je travaille, Inverurie Academy (originaaal!)
Même si le bâtiment de l’école lui-même semble vieux, même si l’intérieur n’est certainement pas aussi moderne que celui de Meldrum Academy (voir “Mercredi” et “Jeudi”, bientôt), je dois avouer que Inverurie Academy gagne probablement le prix d’”école préférée”. Je suis plutôt amoureuse de la ville elle-même aussi et je crois bien que si j’avais eu à vivre là, je n’aurais pas trop été à plaindre.
Le mardi, donc, après le lift toujours hilarant de la chialeuse de Lydie (je l’adore, je l’adore!), c’est un groupe de troisièmes secondaire que je vois en premier, suivi d’un groupe de quatrièmes super brillants (en plus d’être hilarante, Lydie est une excellente prof) et pour finir avec une double période avec les Higher (S5 et S6*). Ces higher sont probablement ma classe favorite. Tous les higher sont adorables, je dois avouer, probablement parce que rendu à ce niveau-là, ils ont le choix pour vrai d’être là ou pas. Avec cette classe-là, par contre, c’est encore plus génial. Je leur fait faire n’importe quoi, du plus ennuyant au plus cool et ils sont toujours enthousiastes. Ils sont super bons, en plus. Quand j’écris des textes pour les activités (un jour je metterai peut-être celui que j’ai fait sur le système scolaire québécois), ils comprennent, même si j’ai fait absolument aucun effort pour être compréhensible. Wow!
La journée se termine là, au moment du dîner (eh, 12h par semaine c’est pas beaucoup). Après avoir dit bye bye bye à tout le monde (ou plutôt “see ya”, eh, c’est ça qu’ils disent les genz), je me dirige vers la Green Grocer . Le climat de cette boutique est fabuleux, fabuleux. Deux vielles dames, super jolies, se souviennent de moi “Hello Gabrielle, are you coming for your basket?”, et je n’ai même pas besoin de leur rappeller mon nom (quoique cette semaine, elles m’ont confondue avec Teresa…). Après avoir rempli mon sac de légumes et fruits magnifiques, même pas lavés et plein de bon pour mon corps, mes pieds chaussés proprement (je déteste ces souliers) me dirigent vers la gare de train où je capte celui de 14h09.
Après ça, je marche jusqu’à la maison sur le bord de la Dee, la rivière du sud de la ville, celle que je peux voir de ma fenêtre.
Fin du mardi.
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*Le système scolaire permet aux élèves de faire une sixième année s’ils le veulent afin d’avoir des meilleures notes pour entrer à l’université. Mais la sixième année est facultative et certains élèves sont assez bons pour entrer à l’université après seulement cinq ans.
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Mon papa est venu me voir pour une semaine, et on en a profité pour aller voir le Loch Ness et tous ces machins. L’album photo de notre périple se trouve juste ici: Inverness.