Nov 20 2007
Noir et noir
Maintenant que mes cheveux ressemblent - malencontreusement - à ceux de Victoria Beckham (mais le résultat est plutôt joli), il me semble temps de mettre à jour ce résumé de ma vie personelle. Comme je n’aime pas tellement parler de moi, mais que j’aime écrire, je vais donc parler de tout et de rien jusqu’à ce que vous décidiez d’aller lire ailleurs pour voir si vous y êtes.
Il se passe quoi de bon à Aberdeen, alors.
Dernièrement, j’ai pas trop promené mon être dans l’écosse écossaise, préférant rencontrer des gens et m’impliquer dans des trucs qui me tiennent à coeur. C’est ansi que je me suis retrouvée, deux fins de semaine plus tôt, à jardiner psch psch de la pluie, grbl grbl du froid dans un jardin organique, communautaire et chaleureusement sustainable. De la même façon, University Road, j’ai lavé des pièces du vélo rouge, premier de la série “prenez-le, utilisez-le, ramenez-le”, idée de bibliothèque de vélos qu’il me faut encore approfondir. Mais c’est le groupe de tricot - knitting group, quel jolie expression - qui me vole mon mardi soir. J’apprendrai peut-être à faire des bas. Chauds.
Dans la volée, surtout, je rencontre des gens. Qui. Enfin. Me ressemblent.
University Road, encore, puisque j’y suis toujours et toujours, devant le feu du foyer de cet appartement aux quatres colocs + 3 + 2 + quiconque veut bien y aller + moi, psch. Pas de serrure, pas de clefs. Pas d’objets de valeur, non plus, eh. On y entre à l’heure qu’on veut, on y croise inévitablement un des habitants ou un de ceux qui squattent, on allume un feu (uah, un badge on m’a promis pour la qualité de mes oeuvres) et on reste devant la source de chaleur, mouvante, pendant des heures et des heures. Et des heures.
Je me sens de bien en mieux dans ce monde souriant et ouvert. Ma cuisine, cette chose qui me semble si agréable et que les gens complimentent à mon plaisir le plus égocentrique, s’en trouve influencée, améliorée. Traînant aux alentours de végétaliens convaincus, je tente de découvrir l’inconnu en l’abordant du côté sucré, crêpes et gâteaux. Succès franc, franc succès. C’est bon manger. L’absence de viande dans mon alimentation me ravit et me force à trouver de nouvelles sources de (insérer ici quelque chose comme”protéine” ou un de ses copains). Quinoa, huein? Des noix, des beans, du vert, du orange. On m’a dit que mon Hummus était délicieux, source sûre et partiale. J’aime ça faire manger les gens.
À l’école, hein, pourquoi tu parles jamais de l’école?
Je me suis posée cette question aujourd’hui parce que, bon, hein, c’est quand même pour ça que je suis ici. Beh oui, beh oui. Et j’en ai beaucoup à dire sur ces classes dans lesquelles je me promène avec beaucoup de plaisir et de bonne humeur. Sur mon amour des pupils à l’Accent, celui qui exclut les r à tout jamais et qui bute sur les eu avant d’enfiler une série de h avec le mauvais muet.
J’en parle pas, parce que. Je n’ai pas envie de publiquement juger ces écoles, afficher mes préférences, commenter mes élèves. Sur le grand internet. Celui que tous lisent, copient, répandent. Ces commentaires sont pour moi, houa, et je veux bien les partager, mais avec ma voix et avec quelqu’un qui ne sera pas concerné. Le potinage, les mauvaises réputations, les gaffes sont trop trop faciles. J’ai pas envie de m’en mêler. Alors je m’abstiens.
Possiblement, dans un futur, je vous ferai voir mes powerpoints, mes activités, les highlights de mes journées, mes idées débiles, les beaux et les laids de mon emploi. Mes opinions multiples sur les méthodes d’enseignement, sur les enseignants, sur la formation que j’ai reçue, sur la qualité de mon travail. Sont pour moi.
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C’est vrai que les voyages forment la jeunesse, je conclus.
Ah, et.
Le message flou, pour ceux qui ne l’auraient pas saisi. C’est la célébration de moi + un billet aller retour pour l’Islande + deux semaines entre l’aller et le retour. Je vais en Islande, messieurs dames, je vais en Islande. Quoi? Je vais en Islande.
Et c’est une grande, grande nouvelle.

Oui, oui et pour me répéter je t’emmerde!
Mais j’vais aussi y’aller…un jour…
J’ai hâte de te voir!