Sep 30 2007
Sunburn In Glasgow Part II
Dans ce billet: la suite de mes aventures glasvégiennes, la description de ma vie scolaire et le pourquoi du comment de ma popularité clubienne (encore une guestlist hier soir, ça n’arrête jamais).
Dans l’épisode précédent, nous avions laissé notre héroïne, lors d’un texte plein de fautes d’ortographe (la nuit était avancée, eh), au milieu du musée d’art contemporain de Glasgow (mention spéciale au vélo de Simon Starling), la ville rouge à attendre un texte (un text message) pour savoir si elle ira rejoindre une visite guidée de la ville offerte par l’ami-e de la personne qui l’héberge.
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Finalement, finalement. Nous apprenons que, finalement, la visite est rendue à l’autre bout de la ville, endroit d’où nous arrivions justement. Nous décidons donc de partir de notre côté, vers le marché aux puces dont le lonely planet fait une description positive.
Ne vous fiez jamais au lonely planet.
Déambulant au hasard, dans la “general direction” du marché que nous tentions d’atteindre, nous tombons (sans trébucher) sur un autre marché, plutôt de bouffe (c’est de la nourriture, pour les français qui me lisent) avec des frenchies à l’Accent (avec un a majuscule) qui vendent des trucs qui - enfin - goûtent bon. Baguette, fromage et orange-bio-de-mon-panier-que-j’aime sous le bras Teresa und ich (de l’allemand, faut bien) nous dirigeons finalement dans un parc bordant Clyde pour nous nutritionner. La vue est ouf-le, le soleil éclaire, il fait bon vivre.
Le ventre plein, le sourire aux lèvres, le soleil, la joie. Nous nous relevons de notre gazon béni et nous dirigeons finalement vers ce fameux marché tant désiré.
Finalement, c’était fermé (comment ça, trois heures de l’après-midi!) et c’était nul.
Qu’à cela ne tienne, Glasgow a bien autre chose à offrir. “J’aimerais bien voir le centre des sciences” s’étonne Teresa (oui, mauvais usage du verbe étonner, merci). Le truc qui ressemble à une chenille? D’accord. Marchons donc dans la direction du science center. Sur le chemin, rencontre avec des canadiens, drapeaux sur le sac, manteau feuille d’érable, des vrais. “Ehh, hello canadians!” Small talk pendant quelques minutes avec les ontariens (quelle surprise) dont je comprends parfaitement l’accent. “Yeah, you sound like a french canadian, with maybe a little bit of something else” “Maybe a scottish accent?” “Yeah! maybe!” Science center, finalement, après un pont au son magnifique (comme celui du blé, et je suis la seule à comprendre). Eillie nous retrouve pour nous redonner les clefs et nous annoncer que, ce soir encore, l’appart sera à nous.
Retour à la maison, bla bla.
Ce soir, pas question de s’endormir sur un film déjà-vu, oh non. Ce soir, il faut découvrir le Glasgow de nuit, celui qui est tellement réputé. Texte à Bobb [//]
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Ouais, c’est qui ce Bobb exactement, celui dont tu présente un vidéo sans nous dire de quel instrument il joue? Bobb le battrie-iste (drummer, merci) du groupe The Little Kicks, est aussi travailleur social à Meldrum Academy, l’une des trois écoles où je dispense mon savoir à saveur francophone [on revient là-dessus plus tard, une parenthèse dans une parenthèse ça devient lourd]. L’ayant rencontré grâce à une des profs - la française de service - de l’école, sa blondeur, son entrain et ses danses débiles m’avaient garantis qu’il était le candidat idéal pour me donner des lifts jusqu’à Meldrum Academy le mercredi et le jeudi [ooh, on découvre ici une partie de ma vie scolaire]. Mais Aberdeen est une petite ville (pas tant que ça, mais quand même, tout le monde finit par connaître tout le monde) et Bobb’s group est plutôt populaire. Résultat: quand le chanteur des Little Kicks, Steve, devient le nouveau DJ d’un club prénommé Moshulu et qu’il y a une grosse soirée en cet honneur, quand un groupe ami de Bobb joue à ce même club ou quand c’est Bobb lui-même qui est sur scène. Beh mon nom se retrouve sur la guestlist, parce que Bobb a à coeur mon intégration dans l’Écosse (et Bobb qui a bu, genre, un verre de trop, c’est toujours toujours drôle).
D’ailleurs.
J’ai vu les Little Kicks hier soir. Ils sont en effet vraiment excellents. J’ai demandé à Bobb de me donner un disque, parce que j’aime çaa, et je pourrai vous en faire jouer des extraits bientôt bientôt.
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[//] qui est ma référence absolue en matière de bars, clubs et tourloutou, même lorsque je suis à Glasgow, pour lui demander à quel endroit je devrais aller ce soir, pour voir le vrai du vrai. Au Nice n Sleazy, jeu de mot sexuel, qu’on me répond, ou bien au King Tut’s Wah Wah Hut où Oasis a signé son premier contrat, je suis avec un glasvégien en ce moment et c’est the place to be. Great, merci.
C’est donc vers ce pub, Nice Nice, que nous nous dirigeons, après avoir lu dans The List, paper qui rassemble la liste de toutes les gig disponible à Glasgow et Édimbourg, donnant le lieu et le prix ainsi que quel genre de musique ce sera, que les groupes qui y jouent sont Rieser et Pilotlight (et un troisième, le meilleur, au nom inconnu) et parce que ça a l’air bon. En effet, en effet, ce l’était, merci Bobb, toujours de bons conseils, merci The List, idem.
[parenthèse. dans le bar, essayant massivement de découvrir le nom du second groupe dont je suis amoureuse, je m’adresse à la table officielle où on semble vendre les disques des groupes à l’affiche. “je sais pas, qu’on me répond, mais tiens, pour toi, une pin’s de Reiser, le premier groupe à avoir joué.” Mhh, merci. Sauf que. Teresa et moi on a mis un peu de temps à se décider. Juste assez, en fait, pour arriver au moment où le second groupe se préparait à jouer. Nous n’avons donc jamais ouï un seul son produit par les Reiser. Ce qui nous pousse, T et moi, à arborer fièrement depuis une semaine le macaron en question dans toutes nos sorties publiques. Si c’est pas des vraies fans ça!]
Rentrée à la maison où l’horloge machiavélique du coloc bip-bip-e parce que je l’ai fuckée le matin précédent, à 7h, en appuyant sur tous les boutons possible afin de l’éteindre.
Dodo, joie.
Lendemain matin -tchouuuuuup- lever en sursaut au son des pas du coloc absent qui rentre chez lui à 9h du matin. Fou rire: ce n’est pas moi qui dors dans son lit, cette fois-ci (on a échangé la veille, pourquoi pas).
[suspense insoutenable, la seconde plus belle journée du monde me force à vous laisser pour un pique-nique sur la plage. à suivre, encore, donc]

J’ai reçu ta charmante carte, en faite, c’est bien le première chose que j’ai noté le cousin de cône le cône sur la tete de Wellington
Ah ce Welliongton quel farceur !
Pff, ne la croyez pas, Bobb existe même pas!!!
Commentaire arrivant un peu après la guerre, mais il n’est jamais trop tard. Je connais The Little Kicks grâce à ma soeur qui a rencontré Bobb en juillet 2005 il me semble (et si Bobb existe bel et bien), lorsqu’il est venu en France (en Charente pour être plus précise). Ils sont vraiment géniaux et je me demandais justement qu’ils avaient sorti un album. Les résultats de mes recherches sur internet étant limités à leur site officiel, leur myspace, et un lien vers ce billet provenant de ton blog, je n’ai donc pas pu obtenir de plus larges informations. Ca serait super qu’ils viennent faire des concerts en France (pourquoi pas à Blois par exemple ?^^).
Voilà tout ça pour dire que je suis contente de trouver enfin quelqu’un qui parle un peu d’eux, en espérant que leur popularité s’étende jusqu’à l’hexagone et que je les vois un jour en concert. Ehe.
Bonne continuation.