Sep 24 2007
Sunburn in Glasgow Part I
C’est par un beau matin blanchâtre, d’une douceur douteuse, qu’a débuté mon périple vers Glasgow, capitale de rien du tout, métropole métropolaise de l’Écosse. En compagnie de Teresa, l’autrichienne [//]
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Teresa l’autrichienne? Euh quoi?
En effet, il y a des millénaires de ça, une semaine (deux!) ago, j’ai rencontré les autres assistant-e-s de langue. C’était par une journée froide, comme l’enfer mais avec moins de chaleur, où, entassés dans une pièce gargantuesque, j’ai appris que d’être de nationalité canadienne au royaume-uni, c’est chiant (alors, où est notre canadienne? bon, cette partie ne te concerne pas, toi tu payes des impôts…), mais, surtout, j’ai croisé rapidos les z’autres. N’ayant pu socialiser correctement qu’avec mademoiselle T, Teresa, c’est la joie dans le coeur que je me suis pointée le soir même au rendez-vous, coin Belmont et Union (déjà, des traditions, snif [/zone inside]) pour have a wee chat avec ceux qui vivent, somme toute, la même maudite affaire que moi. Comme certains d’entre eux ayant, par des moyens détournés ou pas, obtenu l’adresse de cette page, je m’abstiendrai de mentionner les frenchies à l’accent impossible sur les nerfs de qui j’ai tapé dès le début. Une joyeuse relation, sincèrement, avec leurs expressions et leur existence en général. Faisait aussi du bien de parler un simili-vrai français (ils disent quand même “déjeuner” pour le diner). Teresa, pour sa part, est, tout comme moi, la seule language assistant qui enseigne une langue qui n’est pas le nom de son pays. Autrichienne (traitez-la d’allemande, voir), fiancée (elle a aussitôt accepté ma demande lorsque je lui ai dit vouloir obtenir une nationalité européenne) et très très coule demoiselle, c’est avec elle (et d’autres), que j’ai passé le plus clair de mon temps la semaine passée. Mention spéciale, par exemple, à cette soirée chez elle avec tous les L.A. (language assistants, je suis tannée de l’écrire en entier) où j’ai fini par me retrouver, à 6h du matin, à essayer de trouver le lever du soleil derrière les nuages, sur la plage, avec Arnaud-l’ex-assistant-daltonien. Mention aussi aux allemands hilarants et à Irene, la plus mignone des espagnoles.
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[//], une heure trente en retard sur notre horaire, nous avons roulé roule roule vers Glasgow. Laissant derriàre moi le plus posh des flat, salle de bain privée incluse [//]
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Salle de bain quoi? Wooow, quessé ça?
[on commence à deviner le concept fourre-tout de ce billet qui s’annonce long, n’est ce pas?]
Beh euh, oups. J’ai pas encore parlé de mon flat, hein.
J’habite depuis trois semaines (le temps, le temps, la vitesse, on s’en remet jamais, hein!) dans un appartement donnant sur la rivière Dee (et pas Don, c’est l’autre) d’un côté et sur les toits de la ville de l’autre. Ma chambre, minuscule comparée au loft que j’avais dans mon ancienne vie, d’une taille idéale pour les besoins que j’ai réellement, comporte en effet un accès privé à une salle de bain privée. Car, en fait, dans ce truc au loyer exhorbitant pour les normes montréalaises, normal pour les normes aberdoniennes, il y a deux chambres, un salon, une cuisine et deux salles de bain. On se rassure, c’est pas partout comme ça. Disons que j’ai, genre, de la chance. Chaque jour, en fait, j’ai une pensée pour ce flat qui sera probablement le meilleur que j’aurai jamais de ma vie. Et j’en profite, juré, parce que je peux pas croire que je vis dans un machin comme ça!
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[//] et pas grand chose d’autre, lunettes de soleil sur le nez (car il s’est levé, le vilain, comme il le fait toujours: à l’improviste), la route est belle et la mer, ahh la mer aussi. Étant parties en vagabondes, prêtes à dormir dans l’auto s’il le fallait, nous sommes jeunes on ne stresse pas pour ça, c’est avec un grand plaisir que, une heure après notre départ, ma Heather [photos 1 + 2 (remarquer le fond d’écran, vélo sur la plage)] se met à bourdonner de joie en recevant l’appel de Colin. Sa soeur, exilé, nous prêtait son appart pour la fin de semaine, pas de problème. Quelques secondes plus tard, c’est Ela (dont je ne chercherai pas le profil) qui nous propose d’aller chez une amie à elle. On oublie l’auto, c’est le grand luxe qui nous attend, finalement.
Après un trajet dans le toujours paradisiaque paysage écossais, c’est l’arrivée dans Glasgow Glasgow Glasgow. Au premier coup d’oeil, ses bâtiments rouges et sa taille me font me sentir à l’aise. Loin de moi le campagnarisme d’Aberdeen, maison, grande ville, chez moi. Son soleil resplendissant et la proximité de notre stationnement gratuit avec la cathédrale nous mènent à visiter sa majesté. Sombre. Délicat. Joli, joli.
Le soleil s’étant transformé en pluie pendant la demi-heure que nous avons passé dedans la cathédrale, j’étrenne enfin mon parapluie-cadeau-d’ari pour aller visiter la Nécropolis (eh, je pensais que c’était, chai pas, un hôpital..), cimetière de gens morts. Le soleil se lève 15 minutes plus tard, parapluie, à bientôt. C’était la dernière fois que c’était mouillé de la fin de semaine.
À ce sujet, Teresa ressort une traduction d’un dicton familial qui sonne comme: “Il fait toujours beau quand un ange voyage.” Eh!
La journée étant à ce moment plutôt avancée, Lonely Planet et carte en mains nous cherchons un resto sympa pour bouffer. Jamais trouvé, mais, passant à côté de demoiselles peu habillées et de gamis en chaleur, line-upant pour célébrer leur entrée à l’université (fresher’s week, comme on dit), découverte d’un pub qui offre deux repas pas trop mauvais pour 6,50 pounds (divisez par deux pour le prix du mien, donc). Bouffe bouffe et puis promenade sur le bord de la Clyde (comme Bonnie, ouais) dans le soleil couchant de notre première journée.
Vers 20h, Eilidh fait sonner Heather (sonnerie: un dring de téléphone qui fait toujours sursauter les gens) et nous dévoile son adresse, que je m’empresse de transmettre à Teresa qui tient le volant (volant du bon côté). Arrivée, débarquement, settle, horloge folle et appart incroyable. “Je vais dormir chez une amie ce soir, servez-vous dans les céréales demain si vous voulez, prenez les lit, pas de problème.” Euh, quoi? C’est encore mieux qu’un hôtel, juste pour nous? La journée, jolie et terriblement agréable, à voyager avec quelqu’un qui pense un peu comme moi (”I think we should be heading towards that general direction” “Good enough”) se termine en plans avortés de pub (Glasgow est la ville des pubs et de la musique, faut pas manquer ça) alors que je m’endors devant Garden State.
Lendemain matin, 7h tapantes, réveil. Genre, pas voulu. Genre, le lit du coloc absent dans lequel j’ai fini par m’effonder est entouré pa, entre autres, une horloge réveil qui se met à musicoter doucement. À 7h. Engluée, j’enfonce au hasard n’importe quelle touche et finit par, en ayant trouvé une qui crée le silence, par me rendormir.
10h, réveil, encore. Eilidh qui me texte (réalisez à quel point c’est courant, courant?) pour me dire que des amis à elle font une visite guidée de la ville, vous voulez vous joindre à eux? Mhhh. Je me lève, zoombie, et vais répéter l’offre à une Teresa tout autant gluante (métaphoriquement) qui acquiesse. Ouain, mais faut être là pour 11h. Doucement, lever et départ, pour arriver à Market Place vers 11h30 d’où nous textons (j’ai dis quoi, hein) Eilidh. En attendant la réponse, c’est le très très cool musée d’art moderne qui acueille gratuitement nos yeux. Mention spéciale à la statue équestre coiffée d’un cône qu’on trouve devant le bâtiment.
[to be continued, je vais dormir]
