Archive for September, 2007

Sep 30 2007

Sunburn In Glasgow Part II

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Dans ce billet: la suite de mes aventures glasvégiennes, la description de ma vie scolaire et le pourquoi du comment de ma popularité clubienne (encore une guestlist hier soir, ça n’arrête jamais).

Dans l’épisode précédent, nous avions laissé notre héroïne, lors d’un texte plein de fautes d’ortographe (la nuit était avancée, eh), au milieu du musée d’art contemporain de Glasgow (mention spéciale au vélo de Simon Starling), la ville rouge à attendre un texte (un text message) pour savoir si elle ira rejoindre une visite guidée de la ville offerte par l’ami-e de la personne qui l’héberge.

**

Finalement, finalement. Nous apprenons que, finalement, la visite est rendue à l’autre bout de la ville, endroit d’où nous arrivions justement. Nous décidons donc de partir de notre côté, vers le marché aux puces dont le lonely planet fait une description positive.

Ne vous fiez jamais au lonely planet.

Déambulant au hasard, dans la “general direction” du marché que nous tentions d’atteindre, nous tombons (sans trébucher) sur un autre marché, plutôt de bouffe (c’est de la nourriture, pour les français qui me lisent) avec des frenchies à l’Accent (avec un a majuscule) qui vendent des trucs qui - enfin - goûtent bon. Baguette, fromage et orange-bio-de-mon-panier-que-j’aime sous le bras Teresa und ich (de l’allemand, faut bien) nous dirigeons finalement dans un parc bordant Clyde pour nous nutritionner. La vue est ouf-le, le soleil éclaire, il fait bon vivre.

Le ventre plein, le sourire aux lèvres, le soleil, la joie. Nous nous relevons de notre gazon béni et nous dirigeons finalement vers ce fameux marché tant désiré.

Finalement, c’était fermé (comment ça, trois heures de l’après-midi!) et c’était nul.

Qu’à cela ne tienne, Glasgow a bien autre chose à offrir. “J’aimerais bien voir le centre des sciences” s’étonne Teresa (oui, mauvais usage du verbe étonner, merci). Le truc qui ressemble à une chenille? D’accord. Marchons donc dans la direction du science center. Sur le chemin, rencontre avec des canadiens, drapeaux sur le sac, manteau feuille d’érable, des vrais. “Ehh, hello canadians!” Small talk pendant quelques minutes avec les ontariens (quelle surprise) dont je comprends parfaitement l’accent. “Yeah, you sound like a french canadian, with maybe a little bit of something else” “Maybe a scottish accent?” “Yeah! maybe!” Science center, finalement, après un pont au son magnifique (comme celui du blé, et je suis la seule à comprendre). Eillie nous retrouve pour nous redonner les clefs et nous annoncer que, ce soir encore, l’appart sera à nous.

Retour à la maison, bla bla.

Ce soir, pas question de s’endormir sur un film déjà-vu, oh non. Ce soir, il faut découvrir le Glasgow de nuit, celui qui est tellement réputé. Texte à Bobb [//]

**

Ouais, c’est qui ce Bobb exactement, celui dont tu présente un vidéo sans nous dire de quel instrument il joue? Bobb le battrie-iste (drummer, merci) du groupe The Little Kicks, est aussi travailleur social à Meldrum Academy, l’une des trois écoles où je dispense mon savoir à saveur francophone [on revient là-dessus plus tard, une parenthèse dans une parenthèse ça devient lourd]. L’ayant rencontré grâce à une des profs - la française de service - de l’école, sa blondeur, son entrain et ses danses débiles m’avaient garantis qu’il était le candidat idéal pour me donner des lifts jusqu’à Meldrum Academy le mercredi et le jeudi [ooh, on découvre ici une partie de ma vie scolaire]. Mais Aberdeen est une petite ville (pas tant que ça, mais quand même, tout le monde finit par connaître tout le monde) et Bobb’s group est plutôt populaire. Résultat: quand le chanteur des Little Kicks, Steve, devient le nouveau DJ d’un club prénommé Moshulu et qu’il y a une grosse soirée en cet honneur, quand un groupe ami de Bobb joue à ce même club ou quand c’est Bobb lui-même qui est sur scène. Beh mon nom se retrouve sur la guestlist, parce que Bobb a à coeur mon intégration dans l’Écosse (et Bobb qui a bu, genre, un verre de trop, c’est toujours toujours drôle).

D’ailleurs.

J’ai vu les Little Kicks hier soir. Ils sont en effet vraiment excellents. J’ai demandé à Bobb de me donner un disque, parce que j’aime çaa, et je pourrai vous en faire jouer des extraits bientôt bientôt.

**

[//] qui est ma référence absolue en matière de bars, clubs et tourloutou, même lorsque je suis à Glasgow, pour lui demander à quel endroit je devrais aller ce soir, pour voir le vrai du vrai. Au Nice n Sleazy, jeu de mot sexuel, qu’on me répond, ou bien au King Tut’s Wah Wah Hut où Oasis a signé son premier contrat, je suis avec un glasvégien en ce moment et c’est the place to be. Great, merci.

C’est donc vers ce pub, Nice Nice, que nous nous dirigeons, après avoir lu dans The List, paper qui rassemble la liste de toutes les gig disponible à Glasgow et Édimbourg, donnant le lieu et le prix ainsi que quel genre de musique ce sera, que les groupes qui y jouent sont Rieser et Pilotlight (et un troisième, le meilleur, au nom inconnu) et parce que ça a l’air bon. En effet, en effet, ce l’était, merci Bobb, toujours de bons conseils, merci The List, idem.

[parenthèse. dans le bar, essayant massivement de découvrir le nom du second groupe dont je suis amoureuse, je m’adresse à la table officielle où on semble vendre les disques des groupes à l’affiche. “je sais pas, qu’on me répond, mais tiens, pour toi, une pin’s de Reiser, le premier groupe à avoir joué.” Mhh, merci. Sauf que. Teresa et moi on a mis un peu de temps à se décider. Juste assez, en fait, pour arriver au moment où le second groupe se préparait à jouer. Nous n’avons donc jamais ouï un seul son produit par les Reiser. Ce qui nous pousse, T et moi, à arborer fièrement depuis une semaine le macaron en question dans toutes nos sorties publiques. Si c’est pas des vraies fans ça!]

Rentrée à la maison où l’horloge machiavélique du coloc bip-bip-e parce que je l’ai fuckée le matin précédent, à 7h, en appuyant sur tous les boutons possible afin de l’éteindre.

Dodo, joie.

Lendemain matin -tchouuuuuup- lever en sursaut au son des pas du coloc absent qui rentre chez lui à 9h du matin. Fou rire: ce n’est pas moi qui dors dans son lit, cette fois-ci (on a échangé la veille, pourquoi pas).

[suspense insoutenable, la seconde plus belle journée du monde me force à vous laisser pour un pique-nique sur la plage. à suivre, encore, donc]

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Sep 29 2007

Confusion

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Aujourd’hui, soleil et vent d’automne, je suis tombée amoureuse, pour vrai, de la désormais plus belle ville du monde: Aberdeen.

Andy, j’ai découvert un endroit que je veux absolument te montrer.

(Sunburn in Glasgow Part II revient après la pause)

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Sep 27 2007

En attendant

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[dès que j’ai une minute, je finis le long long texte sur glasgow. pour le moment, un aperçu très minime de ma vie à l’école les jeudis, juste en cliquant sur ce mot, puis sur, dans la barre à droite, chansons francophones.]

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Sep 24 2007

Sunburn in Glasgow Part I

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C’est par un beau matin blanchâtre, d’une douceur douteuse, qu’a débuté mon périple vers Glasgow, capitale de rien du tout, métropole métropolaise de l’Écosse. En compagnie de Teresa, l’autrichienne [//]

**

Teresa l’autrichienne? Euh quoi?

En effet, il y a des millénaires de ça, une semaine (deux!) ago, j’ai rencontré les autres assistant-e-s de langue. C’était par une journée froide, comme l’enfer mais avec moins de chaleur, où, entassés dans une pièce gargantuesque, j’ai appris que d’être de nationalité canadienne au royaume-uni, c’est chiant (alors, où est notre canadienne? bon, cette partie ne te concerne pas, toi tu payes des impôts…), mais, surtout, j’ai croisé rapidos les z’autres. N’ayant pu socialiser correctement qu’avec mademoiselle T, Teresa, c’est la joie dans le coeur que je me suis pointée le soir même au rendez-vous, coin Belmont et Union (déjà, des traditions, snif [/zone inside]) pour have a wee chat avec ceux qui vivent, somme toute, la même maudite affaire que moi. Comme certains d’entre eux ayant, par des moyens détournés ou pas, obtenu l’adresse de cette page, je m’abstiendrai de mentionner les frenchies à l’accent impossible sur les nerfs de qui j’ai tapé dès le début. Une joyeuse relation, sincèrement, avec leurs expressions et leur existence en général. Faisait aussi du bien de parler un simili-vrai français (ils disent quand même “déjeuner” pour le diner). Teresa, pour sa part, est, tout comme moi, la seule language assistant qui enseigne une langue qui n’est pas le nom de son pays. Autrichienne (traitez-la d’allemande, voir), fiancée (elle a aussitôt accepté ma demande lorsque je lui ai dit vouloir obtenir une nationalité européenne) et très très coule demoiselle, c’est avec elle (et d’autres), que j’ai passé le plus clair de mon temps la semaine passée. Mention spéciale, par exemple, à cette soirée chez elle avec tous les L.A. (language assistants, je suis tannée de l’écrire en entier) où j’ai fini par me retrouver, à 6h du matin, à essayer de trouver le lever du soleil derrière les nuages, sur la plage, avec Arnaud-l’ex-assistant-daltonien. Mention aussi aux allemands hilarants et à Irene, la plus mignone des espagnoles.

**

[//], une heure trente en retard sur notre horaire, nous avons roulé roule roule vers Glasgow. Laissant derriàre moi le plus posh des flat, salle de bain privée incluse [//]

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Salle de bain quoi? Wooow, quessé ça?

[on commence à deviner le concept fourre-tout de ce billet qui s’annonce long, n’est ce pas?]

Beh euh, oups. J’ai pas encore parlé de mon flat, hein.

J’habite depuis trois semaines (le temps, le temps, la vitesse, on s’en remet jamais, hein!) dans un appartement donnant sur la rivière Dee (et pas Don, c’est l’autre) d’un côté et sur les toits de la ville de l’autre. Ma chambre, minuscule comparée au loft que j’avais dans mon ancienne vie, d’une taille idéale pour les besoins que j’ai réellement, comporte en effet un accès privé à une salle de bain privée. Car, en fait, dans ce truc au loyer exhorbitant pour les normes montréalaises, normal pour les normes aberdoniennes, il y a deux chambres, un salon, une cuisine et deux salles de bain. On se rassure, c’est pas partout comme ça. Disons que j’ai, genre, de la chance. Chaque jour, en fait, j’ai une pensée pour ce flat qui sera probablement le meilleur que j’aurai jamais de ma vie. Et j’en profite, juré, parce que je peux pas croire que je vis dans un machin comme ça!

[Album photo de mon flat]

**

[//] et pas grand chose d’autre, lunettes de soleil sur le nez (car il s’est levé, le vilain, comme il le fait toujours: à l’improviste), la route est belle et la mer, ahh la mer aussi. Étant parties en vagabondes, prêtes à dormir dans l’auto s’il le fallait, nous sommes jeunes on ne stresse pas pour ça, c’est avec un grand plaisir que, une heure après notre départ, ma Heather [photos 1 + 2 (remarquer le fond d’écran, vélo sur la plage)] se met à bourdonner de joie en recevant l’appel de Colin. Sa soeur, exilé, nous prêtait son appart pour la fin de semaine, pas de problème. Quelques secondes plus tard, c’est Ela (dont je ne chercherai pas le profil) qui nous propose d’aller chez une amie à elle. On oublie l’auto, c’est le grand luxe qui nous attend, finalement.

Après un trajet dans le toujours paradisiaque paysage écossais, c’est l’arrivée dans Glasgow Glasgow Glasgow. Au premier coup d’oeil, ses bâtiments rouges et sa taille me font me sentir à l’aise. Loin de moi le campagnarisme d’Aberdeen, maison, grande ville, chez moi. Son soleil resplendissant et la proximité de notre stationnement gratuit avec la cathédrale nous mènent à visiter sa majesté. Sombre. Délicat. Joli, joli.

Le soleil s’étant transformé en pluie pendant la demi-heure que nous avons passé dedans la cathédrale, j’étrenne enfin mon parapluie-cadeau-d’ari pour aller visiter la Nécropolis (eh, je pensais que c’était, chai pas, un hôpital..), cimetière de gens morts. Le soleil se lève 15 minutes plus tard, parapluie, à bientôt. C’était la dernière fois que c’était mouillé de la fin de semaine.

À ce sujet, Teresa ressort une traduction d’un dicton familial qui sonne comme: “Il fait toujours beau quand un ange voyage.” Eh!

La journée étant à ce moment plutôt avancée, Lonely Planet et carte en mains nous cherchons un resto sympa pour bouffer. Jamais trouvé, mais, passant à côté de demoiselles peu habillées et de gamis en chaleur, line-upant pour célébrer leur entrée à l’université (fresher’s week, comme on dit), découverte d’un pub qui offre deux repas pas trop mauvais pour 6,50 pounds (divisez par deux pour le prix du mien, donc). Bouffe bouffe et puis promenade sur le bord de la Clyde (comme Bonnie, ouais) dans le soleil couchant de notre première journée.

Vers 20h, Eilidh fait sonner Heather (sonnerie: un dring de téléphone qui fait toujours sursauter les gens) et nous dévoile son adresse, que je m’empresse de transmettre à Teresa qui tient le volant (volant du bon côté). Arrivée, débarquement, settle, horloge folle et appart incroyable. “Je vais dormir chez une amie ce soir, servez-vous dans les céréales demain si vous voulez, prenez les lit, pas de problème.” Euh, quoi? C’est encore mieux qu’un hôtel, juste pour nous? La journée, jolie et terriblement agréable, à voyager avec quelqu’un qui pense un peu comme moi (”I think we should be heading towards that general direction” “Good enough”) se termine en plans avortés de pub (Glasgow est la ville des pubs et de la musique, faut pas manquer ça) alors que je m’endors devant Garden State.

Lendemain matin, 7h tapantes, réveil. Genre, pas voulu. Genre, le lit du coloc absent dans lequel j’ai fini par m’effonder est entouré pa, entre autres, une horloge réveil qui se met à musicoter doucement. À 7h. Engluée, j’enfonce au hasard n’importe quelle touche et finit par, en ayant trouvé une qui crée le silence, par me rendormir.

10h, réveil, encore. Eilidh qui me texte (réalisez à quel point c’est courant, courant?) pour me dire que des amis à elle font une visite guidée de la ville, vous voulez vous joindre à eux? Mhhh. Je me lève, zoombie, et vais répéter l’offre à une Teresa tout autant gluante (métaphoriquement) qui acquiesse. Ouain, mais faut être là pour 11h. Doucement, lever et départ, pour arriver à Market Place vers 11h30 d’où nous textons (j’ai dis quoi, hein) Eilidh. En attendant la réponse, c’est le très très cool musée d’art moderne qui acueille gratuitement nos yeux. Mention spéciale à la statue équestre coiffée d’un cône qu’on trouve devant le bâtiment.

[to be continued, je vais dormir]

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Sep 23 2007

Sunburn in Glasgow

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[insérer ici texte, je vais préparer ma semaine]

edit.: En attendant mon monstre, une photo de ce que la radio joue, ici.

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Sep 20 2007

Stay

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Je pars demain matin tôt pour Glasgow la métropole écossaise. De retour dimanche avec un résumé de ma vie de prof (mais non, je suis une assistante de langue!), une présentation des assistants de langue, une digression à propos de ma seconde épicerie, de mon panier bio et de la cuisine, des photos de mon flat, enfin et tout plein de trucs joyeux.

Maman, tout va bien, pas besoin de t’inquiéter. Je te courrielle en revenant.

Les autres, si vous êtes gentils, vous aurez droit à des photos :) (mais oui, comme si j’allais prendre des photos!)

**

Activité pour la fin de semaine: aller sur le site de couchsurfing et rechercher “aberdeen” dans la section couchsearch. Être impressionné par le fait que je suis troisième. Se demander comment se fait le classement. Vénérer le sol sur lequel je marche. Deviner qui sont mes amis dans la liste qui s’affiche. Se poser des questions sur ma vie. Se demander avec qui je suis à Glasgow, ou je vais rester, comment ça.

Ça devrait vous occuper un moment, nah?

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Sep 19 2007

Alphabet

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J’ai découvert aujourd’hui que je suis incapable de faire la différence entre J et G en anglais.

“Spell your name please” “J-A- B-R-I-E-L-L-E”

Merde.

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Sep 18 2007

Weath

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À mon grand regret, la température se prête déjà plus au manteau d’hiver qu’au sommeil en tenue d’Ève.

Enfin, pour les quinze prochaines minutes.

Après ça, tout peut se produire.

(insérer ici amour démesuré pour le randomness de le weather Aberdonien)

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Message personnel: Maman, tu sais que je suis une grande fille qui est capable de se comporter en public comme un humain sensé? [on évite les remarques stupides, tous ceux qui savent que c’est faux, merci] T’as pas besoin de demander à Mononc’ Guy (salut Mononc!) de me mettre en garde contre les dangeeer des hooommmes (avec du sang qui coule et des cris d’horreur, comme dans un film du même nom) pour que je donne pas mon numéro d’Heather au premier venu.  Et puis j’ai cessé de boire de l’alcool depuis une semaine (désolée les Couzins [la faute est volontaire, hein]), alors surveiller mon verre, c’est pas mal facile.

Mais sinon, tout le monde ici trouve ça très mignon que tu t’occupes de moi comme ça. Ils te connaissent pas faut croire.

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Sep 16 2007

May I Ask For

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Hier soir, dans un club sur la guest list duquel il y avait mon nom (déjà, la gloire), Mikael le russe m’a demandé mon numéro de téléphone.

J’lui ai pas donné, hein.

(Mais on m’avait jamais demandé mon numéro dans un bar/club/whatever. Je devrais aller dans ce genre d’endroit plus souvent.)

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Sep 14 2007

It’s Mental!

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Bobb le travailleur social à Meldrum Academy fait aussi partie d’un band Aberdonnien, The Little Kicks. Le mercredi et jeudi matin, quand il me trimballe de la grosse à la petite ville, il me réveille avec ce qui est hot dans le UK en ce moment. Je pourrai donc, d’ici-peu, vous fournir un résumé des bon hits (pas ce qu’il y a à la telly) en Scotland. Pour le moment, une des chansons de ce band qui, semble-il, est vraiment populaire actuellement dans la capitale du pétrole (tellement qu’ils vont faire la première partie d’un gros spectacle, bientôt).

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Sep 10 2007

Partie trois: Belmont

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[Partie un: Heather]
[Partie deux: William]

La partie numéro trois devient un peu plus floue. Je me revois assister à ma première bataille à la sortie d’un nightclub (un nightclub, mais je faisais quoi là déjà? Ah oui, curiosité), danser à une heure du matin au son du violoncelle d’un ami de Colin-le-couchsurfer devant le mémorial aux morts de la seconde guerre mondiale, recevoir (êtres forcés de prendre, ouais) un 10£ d’un monsieur complètement saoul pour que ce même Colin et moi aillons acheter des “Chips and Cheese” (frites et fromage, plus vinaigre et sel) seulement parce que nous étions des cyclistes convaincus, me retrouver à minuit sur la plage, la plage, à dessiner des bonhommes et des vélos (”si tu fais une auto, je cesse de te parler!” “ok, ok, un vélo!”) dans le sable, les pieds grelottants de la Sea, avec Grace-la-couchsurfeuse, me retrouver coincée devant un centre d’achat avec mon cadenas neuf qui ne voulait pas libérer William, en compagnie du couchsurfer-plate-dont-j’ai-oublié-le-nom et de son ami allemand qui avait déjà déjeuné avec des céréales arrosées de bière, à baptiser Heather ce mobile qui a déjà intégré ma vie avec Bobb le collègue de travail anglais qui s’est ensuite converti au CS-ing*, savourer le temps dans un pub avec Colin (encore, encore) et le jam sympathique devant mes oreilles, découvrir que mon accent préféré au monde, celui du sud de l’Angleterre, est posh**, marcher, cycler aussi, écouter mon premier match de foot à vie dans un pub avec Grace, découvrir que les Écossais, quand les Anglais jouent, encouragent systématiquement l’équipe adverse, devenir une pro en géographie aberdonienne (c’est pas si compliqué que ça, une petite ville), rouler de jour comme de nuit sur des routes incroyablement pacifistes***, prendre le train, oh, wow, le train, barbequ-er avec Kevin et les autres, couchsurfers, lors de ma première journée de merde écossaise (moi j’ai bien aimé cette journée), découvrir le Rugby, sport violent qu’il ne faut surtout pas comparer au football américain, rencontrer l’accent de Glasgow (enchanté), celui qui donne aux écossais cette réputation d’incompréhensibles, et et.

Bien sûr, par-dessus ça, il y a l’école, qui, pour le moment, se résume à moi qui écoute les kiddies baragouiner quelque chose (mais non, ils sont pas si mauvais que ça) et me regarder comme si j’étais le monstre du Loch Ness lorsqu’ils découvrent que ma langue maternelle est le français mais que je suis canadienne (is it true that everyone in Canada speaks english and french?). J’ai ce soir (ah, ouais, je ne suis plus à la plage et plus de 24h se sont déroulées depuis le début de ce texte trop long) préparé ma première activité en classe, que je tenterai demain en espérant ne pas me casser la gueule. On m’accueille en sauveuse, je corrige les mal-formés, j’endure les questions répétitives sur mon âge et ma possession - ou pas - d’une voiture (non, mais j’ai un vélo). C’est, somme toute, jusqu’ici très plaisant. La proximité du temps ou je me retrouverai seule avec un groupe avide de vacances me fout les jetons, jouer la méchante autoritaire ne me sourit pas. On verra, on verra. Au pire, je suis nulle.

Ouais.

** (Coq à l’âne)

Le Belmont du titre, hein, qui est-ce?

Belmont Street n’est pas mon nouvel amant, désolée. Il s’agit de la rue sur laquelle se retrouvent tous les bars, pubs et nightclubs qu’il, paraît-il, vaut la peine de connaître. Cette semaine, j’y ai passé trop de temps à découvrir le goût de la bière écossaise. La rue elle-même est bien sympathique, piétonne, mais [insérer ici description de ma personnalité qui est loin de l’avide d’alcool ou de la fêtarde invétérée]. Au bout de la rue, on trouve le musée d’art, semble-il gratuit, que je me ferai un plaisir de visiter bientôt, bientôt. Le samedi, paraît (me suis levée trop tard pour aller vérifier) qu’il y a un marché-pour-vrai sur Belmont, avec des légumes et des poissons (ça c’est sympa). Après ma haine pour Union Street, je dois avouer mon attraction pour Belmont, plus reculée mais pleine de vie. On y trouve des chip-shops ouverts jusqu’aux petites heures du matin, une japonaise qui vend des trucs qui brillent, des gens saouls (mais ça c’est juste normal, à partir de 16h jusqu’à midi le lendemain) des filles pas tellement habillées (mais qui font ça gratuitement, pourtant), des cocktails à l’ail et vodka (ça, ça a l’air dégeulasse) un chandail “I [tête du Che] AFC” (aberdeen football club), une continuation de la ste-catherinité de Union Street dans un paysage mignon, mignon. J’en ai plus que ma claque des bars de l’endroit (une seule semaine et je peux soutenir une conversation à leur sujet), mais je vais roulotter dessus encore, juste pour être frappée par son oxymorisme.

**

J’ai fait ça un peu vite, la troisième partie. J’ai encore tellement de mots à tapoter que j’en venais à en avoir marre d’avance. Pourtant, quand on y pense, c’est le seul genre de résumé que je pouvais faire sans tomber dans la réalité ennuyante et chronologique. Désolée, maman, les prochains seront plus clairs.

**

Avant que j’oublie. Le ciel est rose le matin. Et le soir.

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*Couchsurf a envahi ma vie.
**Personne ne semble capable de définir Posh correctement, je dois donc me rabattre sur les ressources de l’internet. Je sais par contre que la maison de Colin-le-couchsurfer est passablement Posh et que je dois l’être un peu aussi parce que pour moi elle est seulement magnifique.
***Vélo, mon amour.

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Sep 10 2007

[entre deux]

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J’ai rêvé en anglais cette nuit.

Genre, pour d’vrai, l’ò.

… Mal dormi ¬¬

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Sep 09 2007

Partie deux: William

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[Partie un: Heather]

Ayant emménagé chez moi, ma principale préoccupation n’était plus de trouver un endroit où vivre, mais bien un moyen de locomotion. Après une longue hésitation entre l’automobile et la bicyclette, j’ai fini par, à contrecoeur, décider que le second était un moyen intelligent de transport alors que le premier n’était qu’une somme d’inconvénients qui roulait plus vite. Ou peut-être était-ce qu’il me fallait un vélo au plus vite, parce que Zoé et M. X étaient restés à Montréal et que j’étais en manque de pédales? Je ne sais plus trop, c’est flou. Quoi qu’il en soit, je désirais un deux-roues-guidon. Comment trouver ce genre de trucs dans une ville inconnue alors que mon budget se résumait à presque rien? Simple. Gumtree. Le site de petites annonces britannique (et maintenant américain, si j’ai bien compris) m’avait permis de chercher un-e flatmate sur le grand internet, il pourrait bien m’aider à trouver un vélo, non? Je plaçai donc bien en évidence une petite annonce mentionnant ce que je cherchais et à quel prix. Et j’attendis.

Pas si longtemps que ça après, je reçois un courriel de Claire. Qui a justement un vélo à vendre, pas cher. Si tu veux, passe ce soir.

Wow.

Bien sûr que je veux passer ce soir!

Claire habitant un peu loin, il me fallut demander à Susan l’automobiliste de bien vouloir m’aider à transporter mon existence vers le suburb, la banlieue, où résidait l’objet de mes désirs. “Yeah, no problem, I’d be glad to do this for you!” On ne s’enfoncera pas dans les détails, mais il faut mentionner ma nervosité profonde sur le chemin d’aller ainsi que ma joie délirante sur celui du retour. Prince William est un vélo de monsieur (un “vélo-pantalon”, comme certaines personnes bien plus logiques disent) tout rouge, avec des roues immensément larges et cinq grosses vitesses (par plateau, donc quinze). Il ne correspond évidemment pas à mon vélo idéal, puisque je suis plutôt fan de ceux qu’on nomme “de route”, mais dans les collines de l’Aberdeenshire (et probablement de l’Écosse), son style fait très bien l’affaire. Et, son prix raisonnable m’enjoint de me la fermer et d’apprécier avec la joie dans le coeur, la possibilité que j’ai désormais d’aller partout partout en peu de temps.

Ayant déniché un cadenas et du duck tape à l’ASDA-mart et munie de la trousse de cycliste que j’avais apportée dans mes valises, je pus régler quelques trucs avec les freins et donner à Prince William ces rayures uniques qui le garantissent anti-vol et qui ont provoqué plein de comparaisons avec Denis La Malice et Beetlejuice.

Cycliste heureuse, je pouvais donc me promener en ville tout en évitant la monstruosité des prix des transports en commun (privé est la compagnie qui s’occupe de ceux-ci) et les marches ennuyeuses* entre Union Street** et mon chez moi.

C’était donc le moment pour moi de commencer la sociale vie, de contacter again ces sympathiques couchsurfers et de découvrir la ville dans laquelle il semble bien que je vais rester pour un moment.

**

* C’est bien sympathique de marcher, mais à chaque fois je ne peux m’empêcher de calculer qu’en vélo, j’aurais pris le tiers du temps à parcourir la même distance. Malgré tout, les alentours de mon appart sont bien agréables alors la marche n’était pas si pénible que ça.

** Union Street est un peu le Ste-Catherine d’Aberdeen, rue peuplée de magasins américains (Burger King, Lush et autres Gap) que je hais. Pleine de gens le jour, de gens saouls la nuit, elle est bruyante, anonyme et peu jolie. Malheureusement, c’est aussi la rue qu’il faut croiser pour se rendre aux endroits intéressants de la ville, comme la plage ou la bibliothèque.

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Sep 09 2007

Partie un: Heather

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Recevant ce matin un enième courriel d’adoration, la lectrice en manque m’implorant de mettre à jour mes péripéties écossaises, j’ai décidé de conjuger l’expédition prévue à la plage avec l’écriture massive de tout ce que je dois raconter. C’est ainsi que je me retrouve les deux pieds dans le sable, à dix mètres de ces vagues qui font un bruit magnifique, avec Aristote-le-laptop et le chandail rayé de mon papa. D’une façon toute ironique, c’est aujourd’hui la première journée de mon séjour où il ne fait pas soleil, et les gouttelettes nettoient l’écran graisseux d’Aristote. Un mal pour un bien, donc.

Les pieds dans l’eau? Pourriez-vous me demander. Beh non, pas les pieds dans cette eau, salée soit, mais aussi bien frette. Une dizaine de secondes à la fois, c’est tout-à-fait suffisant. Il faut s’apprivoiser, se regarder de loin. On est pas encore très intimes, la Sea et moi, vous voyez.

Mais aventurons-nous plutôt vers les choses sérieuses, c’est-à-dire la météo.

Je pourrais en effet commencer par vous parler de température, comme si je n’avais rien à dire. “Fait beau dehors, hein” “Ouain, ouain” Mais, en fait, c’est parce que j’ai quelque chose à dire sur la température que j’aborde le sujet. Ça compte?

On m’avait prévenue mille et mille fois à propos de la pluie, des nuages, du froid, de l’humidité et de la pluie. On m’a offert un parapluie, parlé de bottes et enjoint de traîner avec moi un chandail de laine. Désolé les copains, mais vous aviez tout faux. Depuis deux semaines que je suis ici, je n’ai vu que quelques gouttelettes pendant une quinzaine de minutes, une ou deux fois. La phrase “lovely day, isn’t it?” est probablement celle que j’ai entendue le plus souvent, à mon grand dam. Où sont ces bancs de brouillards dont le Highway Code* m’entretient en long et en large? Où est la pluie, la pluiieeee!! Décevant, je dois l’avouer. Je me promène en tisheurt, avec parfois une manche longue par-dessus, quand il est passé minuit. J’ai même cessé de traîner mon parapluie avec moi, parce que ça sert à rien!

(Preuves qui démontrent à quel point la température est magnifique: (1) + (2))

Mais, heureusement, certaines choses correspondent aux préjugés, comme c’est le cas pour les gens en kilt. Moi qui croyait que le kilt était devenu un truc pour les touristes que des gens payés pour ça ressortaient une fois de temps en temps lors de festivaux (oui, festivaux) pour que les japonais puissent prendre des photos clic-clic, j’étais dans l’erreur. Hier encore, j’ai vu au moins cinq mecs différents (et complètement saouls) se promener en jupette, seulement parce que l’Écosse jouait un match de rugby (c’est ce qu’on m’a dit). En fait, il semble que toute raison soit bonne pour se promener sans sous-vêtements. Malgré tout, hier était une journée plutôt fertile en kilts. Habituellement, ces démonstrations se font seulement lors de grands événements tels les mariages, les higlands games (mais oui, là où j’ai vu la Queen) ou les gros matchs de rugby/football.

Pendant que nous en sommes dans les préjugés, je me dois de vous parler d’Heather. Mon. Mobile phone.

(Amis, famille, je vous implore de bien vouloir être tolérants vis-à-vis d’Heather. Cette petite machine m’a été donnée, gratuitement, pour pas un sou, par un collègue de travail. Car, ici, le mobile phoning n’a pas le même statut qu’en amérique nordiale. D’ailleurs, la simple constatation que ma vie sociale a proprement débuté lorsque j’eus pris possession de la bleu pâlité d’Heather dévoile une société différente, pour qui l’internet n’est pas une nécessité, mais le téléphone, où plutôt, le texting, oui)

Heather, donc. Heather est un téléphone cellulaire des plus fancy. Muni d’une caméra (vidéo et photo), d’une radio, d’un lecteur mp3 et d’un lecteur de vidéo, ce truc possède beaucoup plus de caractéristiques que ce que je compte utiliser. Mais Heather semble être essentielle à ma vie, comme en témoignent tous ces visages contrits à l’annonce de mon absence de connexion au monde téléphonique (”I don’t have a mobile phone…” “You what?!” “Well, no…” “Wow!”) ou, même, lorsque j’annonce tout bonnement que c’est mon premier cellulaire à vie (”How old are you?!” “20…” “And it’s your first mobile?!!!!” “Well… Yes… And probably the last” “I can’t believe that”) dans une conversation. Le cellulaire est plus qu’une mode ici, il est essentiel tout comme la connexion internet l’est pour moi. Coupez moi d’internet, et je meurs (malheureusement ¬¬), coupez un écossais (ou un européen pour ce que j’en sais) du cellulaire, et c’est comme lui enlever un bras. J’ai donc un mobile phone depuis 72 heures et bien que j’aie communiqué intensément en sa compagnie, personne ne m’a encore téléphoné. Le texting est un fléau qui me muscle le pouce depuis trois jours. On n’appelle plus les gens, déplorait ma flatmate Susan lorsque je lui confiais n’avoir pas encore répondu au téléphone, on les texte. Et à l’aide d’une orthographe médiocre et de raccourcis textuels. Heureusement pour moi, les gens que je fréquente sont des gens bien élevés qui savent texter correctement. Malgré tout, malgré tout.

Mais qui sont ces gens que je fréquente, feriez-vous bien de vous enquérir? Sont-il la raison qui fait que tu as négligé la virtualité cette semaine?

Beh, oui.

Ayant emménagé dimanche passé (une semaine d’adultité déjà!), j’ai pu contacter à nouveau certaines personnes à qui j’avais envoyé des courriels avant mon départ et leur proposer de nous rencontrer, afin que je ne sombre pas dans le syndrome du “j’ai pas d’amis, je reste dans ma chambre, je mange des sucreries et je déprime.” Couchsurfers à la rescousse.

Couch-quoi?

Bon.

Couchsurfing est un site internet sur lequel des humains du monde entier s’inscrivent, construisent un profil et proposent aux voyageurs d’ailleurs de venir dormir sur leur sofa plutôt que de payer un montant immense dans les hôtels, B&B et même auberges de jeunesse**. Couchsurfing permet donc aux voyageurs de tout âge de (1) rencontrer des gens qui vivent dans le pays où ils vont (ce qui est vraiment sympa du point de vue culturel autant que touristique [ahh, tu devrais aller visiter ça, c’est une merveille que les touristes ne vont jamais voir]), (2) dormir dans un endroit sympa pour pas un rond (et parfois même prendre une douche pour le même prix) et (3) ne pas s’ennuyer dans l’anonymat d’un hôtel plein d’américains. Le site existe depuis quelques années et les statistiques sont vraiment impressionnantes (le nombre d’expériences négatives est extrêmement bas). Montréal a d’ailleurs longtemps été la ville par excellence du couchsurfing, maintenant délogée par Paris et ses 200 couchsurfers de plus (grr).

Fin août, en recherche d’un endroit où vivre pendant 9 mois (au moins), j’avais donc été sur le site, où j’avais choisi une vingtaine-trentaine de surfers dans la quatre-vingt-dizaine que possède Aberdeen à qui j’avais envoyé un message leur demandant de m’aider dans mes recherches. Aucun d’entre eux ne m’a finalement été bien utile (Susan-la-flatmate est une amie d’une collègue de travail), mais la majorité m’avait enjoint de leur faire signe lorsque je serais en territoire royal, pour que nous puissions nous rencontrer.

C’est ainsi que j’ai contacté quelque uns d’entre eux cette semaine pour leur proposer de m’aider à ne pas rencontrer le monstre de la déprime ou, pire, celui de l’addiction totale au virtuel ami. Mais avant cela s’est produit un événement qui mérite des détails.

**

*Le Higway Code est le code de la route, livre, d’ici. Je viens de le lire puisque, voulant bicycletter en paix, je désirais savoir s’il y avait d’autres différences que les rond-points et la conduite à gauche dans les habitudes routière britanniques.

**Ceux qui n’ont pas de sofa ou ne veulent/peuvent pas héberger de voyageurs paumés peuvent aussi appliquer le “available for a coffe or a drink” sur leur profil, puisque certains voyageurs souhaitent seulement rencontrer des locaux qui leur feront découvrir des coins sympathiques de la ville, ceux que les touristes ne voient habituellement pas.

Par ailleur, si vous voulez voir mon sympathique profil, vous n’avez qu’à cliquer à l’extrême droite de cette page sur le lien “Couchsurfing”.

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Sep 05 2007

Oui-on

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Hier, sur Burn Street, j’ai croisé un camion de pompiers.

Burn Street.

hehe

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Sep 03 2007

Published by gwenaelle under Sans catégorie

Après mes aventures avec la Queen, il serait compréhensible que vous (lecteurs) pensiez que ma vie ne peut atteindre un niveau de sublimité et de super-coolité plus élevé. Détrompez-vous, car un événement encore plus grandiose allait se produire le lendemain: mon départ vers le monde des adultes. Déménagement à l’horizon, j’emménageais avec Susan pour les 9 mois à venir.

C’est à l’occasion de ce déménagement que j’ai été portée à faire ma première épicerie de grande fille. Ce qui, il va sans dire, ne fut pas sans péripéties. Ou peut-être que oui. Voyons plutôt.

Arrivée dans mon nouveau chez moi (que nous appellerons désormais “mon flat”, parce que c’est comme ça qu’on dit ça ici) vers 13h, j’étais totalement affamée lorsque, une heure plus tard, j’eus fini de ranger le contenu de mes valises dans les armoires. N’ayant pas encore épicerisé, la seule solution pour combler ma faim était de me diriger vers le supermarché le plus proche, un dénommé ASDA, filiale de Wal-Mart (joie ¬¬), d’y dénicher un sandouiche, de le bouffer et d’ensuite commencer à dénicher les éléments de ma liste. Car il est bien connu que magasiner le ventre vide nous porte à acheter une quantité phénoménale de bouffe qui se retrouvera invariablement dans les poubelles quelques jours plus tard. Bref, j’avais besoin de manger.

C’est à ce moment que ma vie a basculé, ou, du moins, mon sens du respect de la vie humaine. Car dans ce grandiose Wal-Mart (je n’utiliserai pas le faux nom qu’il s’est attribué, c’est un Wal-Mart, il faut le clâmer haut et fort), il n’y avait pas la moindre trace de sandouiches tout préparés comme celui que je cherchais. Pas la moindre. Et ma faim, allant en grandissant, me garantissait que ce premier shopping serait un supplice. Que faire, que faire?

Une solution, infâme, se présenta à moi, archée et dorée. Un McDonald offrait ses hamburgers pour une somme ridicule, prouvant hors de tout doute que ses employés était payés à un salaire de misère. Je me dirigeai vers l’endroit, commandai un Big Mac, emplit mon verre de fanta et allai m’asseoir. Rigolant devant l’horrible propagande écologiste de cet endroit malsain, je dévorai le Big-Mac-au-goût-comme-à-la-maison en un quart de minute, me levai et déguerpit. Inspiration. L’épicerie pouvait commencer.

Je vous éparge mon trajet aléatoire dans les longues et nombreuses rangées et mon hésitation devant les cent mille marques offertes pour un même produit. Sachez plutôt que

1. les produits “organic” sont monnaie courante, souvent une étagère pleine par rangée, et, surtout, leur coût n’est plus élevé que de quelques pence. J’ai donc pu faire une épicerie complète avec une majorité de produits bio, même les fruits/légumes, pour un coût totalement correct.

2. tout est vraiment plus cher, sauf la farine. Incompréhensible.

3. on retrouve souvent sur les emballages un grs V vert avec la mention “suitabe for vegetarians”. À l’arrière est même parfois précisé que le produit est acceptable pour les végétariens, végétaliens et (quelque chose d’autre, j’ai pas trouvé d’exemple dans mes achats). D’une façon toute sympathique, il semble que je sois une super végétarienne, car une plutôt grande quantité de mes achats possède ce label.

4. avec la joie dans le coeur, j’ai trouvé chez Wal-Mart (¬¬) des fines herbes en pot. Mon rebord de fenêtre arbore désormais fièrement un pot de Menthe et un pot de Rocket vivant biologique.

Pour aussi peu que 49£, grâce à Wal-Mart, j’ai pu en cette journée de bonheur et de joie, entrer en possession d’un paquet de bouffe, d’une douillette (duvet) et de deux oreillers. En tout, mon périble aura duré deux heures. (et,à pied, le chemin du retour a paru long)

Joie.

(eh, notez bien que je ne compte pas faire entrer waltie dans mes habitudes. Samedi prochain, je vais au marché et je compte devenir une super fan du Green Grocerie à Inverurie où je travaille le mardi. Ne me classez pas dans la liste des causes perdues tout de suite, merci.)

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Sep 01 2007

The Queen

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Ce matin, réveil en sursaut. Enroulée dans ma douillette parce que le froid s’était introduit dans ma chambre en usant des mêmes stratagèmes que depuis la semaine passée: la fenêtre ouverte, j’étais peu préparée à ce coup ferme mais féminin appliqué sur ma porte de chambre. Lancée hors du lit, ouvrant la porte, je me trouve face à une Ruth (mon hôtesse jusqu’à demain, moment où j’aurai mon flat) et un Lewis (son fils de 1 an et demi, roux et taches de rousseur) qui m’annonce (parce que Lewis ne parle pas) que j’ai plein de possibilités pour la journée. Est-ce que je préfère mieux aller à Braemar pour les mehvosdhjgsdjo et le Eillen Dancing (le quoi?) ou bien magasiner des tuiles de plancher avec Fran (celle qui s’occupe de moi, ma “mentor”. pour ceux qui comprennent, elle est le sosie physique et spirituel de Manon) ou bien rester seule toute la journée dans la maison.

Engouffrée dans une humeur impossible de terreur via le futur proche de mon déménagement avec Susane (ma coloc) le lendemain, j’ai pris la décision de partir avec eux au ibihwfhd, truc vague, compétition de danse - peut-être? - plutôt que de magasiner un plancher toute la journée.

Installée du côté conducteur d’une auto roulant à droite (donc dans le siège avant du passager), j’étais prête, Harry et Dune en main, à rouler pendant une heure trente vers une destination inconnue et probablement étrange. Il ne me restait qu’une quinzaine de pages pour terminer le *fabuleux* Harry, et c’est tout ce que j’ai été capable de lire.

J’éviterai les mots hyperboliques. Mais. Ce sont parmi les plus beaux paysages que j’ai vus de ma vie.

Les Highlands.

….. (souffle coupé)

Mon désir de vélo s’est accru, accru. Les routes, presques désertes, de la campagne écossaise, les panoramas, les pentes-pas-si-pentues, le vert, le mauve, le vert, le gris, le mauve.

Puis, nous sommes arrivés à Braemar, pour le Gathering, sorte de jeux olympiques écossais avec lancer du tronc, du marteau, course à pied, danse des Highlands (et pas Eillen ¬¬), piper bands et même course de sac (genre, tu es dans un sac tu dois sauter pour arriver à la fin du trajet) des enfants.

Découverte incroyable de l’agréabilité de la conjugaison d’une dizaine de cornemuses, avec des tambours et des grosses caisses, qui jouent ensemble. Impressionnée par la beauté du costume traditionnel que la majorité des hommes portaient négligemment. Sourit à l’idée que plein de monsieurs se promenaient avec pas de sous-vêtements à côté de moi. Le son des piper bands est vraiment agréable, alors que celui d’une cornemuse toute seule me tombe un peu sur les nerfs. Quoi qu’il en soit, après environ cinq heures à l’entendre, je ne trouvais plus agressant du tout le son qu’elle produisait.

Puis, après des aplaudissements, des sourires et des photos des mecs qui tirent sur la corde*, les hauts parleurs se mettent à parler de la reine. La reine, me dis-je alors, serais-ce…?

Car le château d’été de la reine se trouve à Balmoral, a few miles away from Braemar. Un des moments traditionnels de cette célébration qui a lieu chaque premier samedi du mois de septembre depuis des tas d’années, c’est l’apparition de la reine qui vient en écouter un boutte. Le moment était donc venu pour elle de se pointer. Alignement de monsieurs habillés en rouge qui jouent du fusil (sur épaule, par terre, vers le haut, sur épaule), silence, debout, appareil photo, rolls royce (ou je sais pas quelle auto).

La reine, portant un sympathique petit outfit vers grenat (j’espère que grenat c’est pas rouge, sinon, émeraude mettons), émerge de son auto, marche vers la petite maison de la reine (avec un toit couvert de machins verts, entourée de monsieurs en complet veston que je baptise aussitôt “James Bond”), serre des mains et va s’asseoir. Une voix masculine s’élève: “God save the queen”, chanson en l’honneur de Zazie. Puis, les jeux reprennent, avec encore plus de vigueur.

Et, c’est la fin, à mon grand désarroi (parce que j’ai vraiment aimé ça!**), et nous nous éloignons de la foule en délire pour rejoindre la volks du mari allemand de Ruth, Gilbert. En chemin, croisant un paquet de policiers*** et de clotûres, nous réalisons que la Queen aussi doit quitter les jeux et que, pour ce faire, elle empruntera probablement le chemin que nous suivons à ce moment.

Plus que probablement. Certainement. Jusqu’à la réalité, empêchés de traverser la rue puisque l’auto royale s’approche, passe à côté de nous, reine souriante comme un 10¢, saluant, assise à côté de son quelconque mari (prince d’édimbourg? pff!), puis s’éloigne.

Chemin de retour moins impressionnant: fatigue.

De retour chez Ruth, un presque chez moi. Demain, je pars en appart. Fatigue.

**

Mon grand papa paternel m’a conseillé, avant que je parte, d’aller saluer la Queen, de lui montrer c’est quoi des québécois, de lui dire de quel bois on se chauffe. Voilà, c’est fait! :)

**

Pour des preuves photographiques de ma rencontre avec la Queen, voyez l’album photo.

**

* Une des épreuves consistait en deux équipes qui devaient tirer sur une corde pour l’amener de leur côté respectif. L’équipe gagnante: celle qui réussisait à tirer de son côté à elle. Épreuve plutôt quelconque, sauf pour ce qui est de l’existence d’un entraîneur (ou encourageur) qui, plutôt que tirer, se tenaît à côté des mecs pour leur crier ses instructions. Encore plus amusant est le fait que certains de ces entraîneurs étaient habillés en ce qu’on aurait pu prendre pour un costume d’officier de l’armée. Voyez plutôt:

(cliquez dessus pour l’avoir en plus gros)

** J’étais convaincue que cet événement serait un attrape touristes monumental. Que nenni. Semble-il, les écossais portent réellement le kilt dans les occasions spéciales, et ce Gathering en est qu’un parmi tant d’autres où ils sont fiers d’aller et de faire vivre leur culture.

*** Les policiers ici ont un air innofensif créé probablement par le carroté blanc qu’on trouve sur leurs peu pratiques chapeaux. Ils semblent aussi moins attaqués par le syndrome du stupide-policier-à-beigne.

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