Aug 29 2007

Aberdeen, ville verte

Published by gwenaelle at 7:00 pm under Sans catégorie

Connectée wireless dans la joie et le bonheur, ayant trouvé comment recharger Aristote-le-laptop, pouvant faire la grasse matinée demain, tout va, tout va.

Mes pérégrinations se portent dans la joie du bonheur (eh oui, je suis redondante) entre les obligations sympathiques (ouvrir un compte en banque en Écosse, c’est tout de même sympa) et les wandering dans ces villes qui deviendront mes amies.

Hier, c’était la meilleure des chances pour Inverurie de découvrir de quel bois je me chauffe. Après une matinée at school (je suis une assistante de langue, tout de même), I had to open a bank account, so I went to Inverurie (In-ver-ru-rie). Cette ville a un nom agréablement roulant et présente toutes les caractéristiques d’un endroit où j’aimerai aller, une fois par semaine, pour dispenser mon grand savoir. La matinée dans une High School m’ayant rappelé mes propres rentrées, avec en plus le twitch (je viens d’inventer ce mot) qu’on a quand tout le monde nous regarde parce qu’on est nouveau. Heureusement, le modern language staff (toutes des filles) est über sympathique et helpful (d’accord, je vais faire un effort pour les anglicismes). Alors qu’une des filles (elles sont si jeunes) propose de me donner son vieux cellulaire, une autre affirme connaître quelqu’un qui cherche une roommate et qui serait probablement intéressée par mon moi-même. En un après-midi, j’ai donc un flat, un mobile phone et un bank account. Joie!

Le lendemain, c’est Aberdeen, la grosse ville, qui m’attire. Désirant apprendre à la connaître, devenir son amie, plutôt que d’en voir les attractions, j’erre entre les bâtiments de granite. Mention spéciale à la Library sur laquelle je suis tombée par hasard (I swear to god I wasn’t looking for it) et à l’université pleine de scottish et d’english en uniforme (hum!) ainsi qu’à l’eau, de qui j’ai pu apercevoir un morceau, en passant sur Market Street, cherchant son odeur de poisson (flots de salive) et ses vagues. Je sais déjà que je voue une haine profonde à Union Street, sur laquelle j’ai croisé un HMV, un Burger King et cent mille autres preuves de l’américanisation de cette planète*. La prochaine fois que j’irai dans cette ville, ce sera pour y vivre.

**

Vrac, mais toujours palpitant:

Je m’étais demandé si, puisque les gens roulent à gauche (j’adore cette impression que je vais foncer dans une auto ^^) , les gens marchaient dans l’autre sens sur les trottoirs. J’ai pu expérimenter cette hypothèse sur Union Street la bondée où les gens, finalement, marchent dans le même sens que moi. Dommage.

On me pose beaucoup de questions sur le Canada, famous actors, famous singers (do you know Celine Dion?), famous produces (Kanuk? Bombardier?), et je réalise que tout ce que je suis capable de citer, à part Jim Carey, c’est des trucs du Québec. Ici plus qu’ailleurs, je vois à quel point le Québec et le reste du pays ne sont pas la même chose dans ma tête. Comme, genre, another country.

On m’avait dit et redit à quel point la bouffe britannique était dégeulasse, immangeable, beurr. False. Ruth, mon hôtesse, prépare les meilleurs (insérer ici le nom de plein de trucs) du monde. Anciennement une MacDonald, rousse, venue des Highlands, elle me semble le spécimen parfait de la scottish, pourtant. Et les restaurants? Entrée aujourd’hui dans un petit bar-café qui n’avait l’air de rien, sortie avec 5£ et la faim de moins, après un wrap délicieux. J’attend donc encore le discusting. Peut-être quand je me ferai moi-même ma propre bouffe…

Une note à propos du weather, pour qu’on arrête de me demander s’il pleut. Il ne pleut presque pas. Il pleut, oui, mais pas toute la journée. Ce qui est différent, c’est la couleur du ciel, d’un bleu toujours un peu gris-blanchâtre. Ce qui est différent, c’est que le ciel, sans vraiment changer de couleur ou de teinte, se met soudainement à déverser des flots d’une pluie mince et peu bruyante. La pluie ici ne s’annonce pas. Le soleil brillant et les couchers de soleils rose n’existent pas non plus, semble-il. Le meilleur mot pour décrire ça serait “stable” ou “uni”. Le ciel est pareil, du matin au soir, jamais totalement ensoleillé, jamais totalement couvert. Dépaysant. Et beau.

Oui, je bois du thé au déjeuner, en après-midi et, quand je serai à l’école, à la pause du matin et au dîner. Oui, le thé est quelconque est plutôt cheap. Encore un préjugé confirmé.

Les gens ne sont pas vraiment beau. Ni laids, d’ailleurs. Seulement quelconques. Sauf pour les jeunes filles, châtaines avec les millions de taches de rousseur étalées dans le visage.

**

*Bob the builder, The simpson, Body Shop, Senza et cent mille autres références aux États-Unis. Moi qui croyais m’en éloigner, j’ai l’impression d’y être encore plus qu’avant. Damn USA!

Trackback URI | Comments RSS

Leave a Reply