Aug 28 2007

Le bleu de Londres

Published by gwenaelle at 6:57 pm under Sans catégorie

Il est 10h16, heure de Heatrow. Après un vol blasé et un passage 1984-esque aux douanes (enlevez votre ceinture, vos souliers, mettez votre laptop dans un bac gris, enlevez votre manteau, mettez les produits liquides dans un sac transparent à part de moins de 20 cm de haut et n’oubliez pas le petit change dans vos poches!; tout ça pendant que des hauts parleurs débitent des informations very important d’une voix monotone), j’attend le vol pour Aberdeen dans un terminal moins beau que celui chez moi. Chez moi? J’ai envie de parler avec tous ceux que j’aime, en partie parce que je commence à penser en anglais et que ça me tombe sur les nerfs, en partie parce que je n’ai pas parlé avec personne depuis plus de 5 heures, en partie parce que je vis des péripéties extraordinaires depuis hier soir (et ça s’applique dans les deux fuseaux horaire!) et que j’ai envie de les partager.

Mon vol #2 ne part qu’à 11.40, ce qui me donne amplement de temps pour avoir hâte d’arriver et d’enfin retirer cette horrible ceinture qui contient un montant d’argent innommable. Ce soir, j’aurai pris l’avion 16 fois dans ma vie. Et je vivrai en Écosse. Pour 9 mois.

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People here speak with a british accent. I love it. Looooooove it.

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C’est plutôt troublant, et j’avais totalement oublié de m’y attendre, mais les gens, ils roulent à gauche!

Enfin, c’est faux.

À l’aéroport Heatrow de Londres, entre le terminal 4 et le terminal 1, une des navettes, au moins une fois (aujourd’hui) en un certain trajet précis, a roulé à gauche de la route pendant un certain moment. Je ne peux certainement pas généraliser avec ça.

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“Because life can be perfect” (avec un club de golf et une piscine en arrière plan). J’achète!

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Pendant le voyage:

Dans l’aéroport Dorval, passées les portes de sécurité que ne peuvent franchir que les gens qui ont une boarding pass, carte d’embarquement, les gardiens de sécurité se promènent à vélo. Ma porte 60 étant au bout loin, j’ai apprécié l’intelligence des services de sécurité qui ont compris que, dans la cohue, une petite voiturette électrique, ça sert à rien.

Depuis l’embarquement, je vis dans un monde où les gens parlent plus ou moins bien français. “Would you like chicken or beef?” “Tea?” Pour le moment, je trouve ça amusant d’adopter l’idiome local, alors je me plie à leurs faux airs de bilinguisme.

J’ai bu mon premier “thé anglais” au-dessus de l’Irlande, en espérant que les prochains seraient meilleurs.

Dans la nuit du 777 dans lequel j’étais assise près de la fenêtre, j’ai vu la grande ourse, parallèle à moi pendant une bonne heure, briller tout plein dans le ciel.

Londres, première bouffée d’air, sent bon et humide. Et il fait beau. Réellement, avec du soleil et du bleu dans le ciel. Je pose l’hypothèse que les blagues sur la pluie, c’est seulement pour contrôler le flot de touristes qui viennent dépenser des pounds en territoire british.

À Heatrow, pour mon grand malheur, le Wi-Fi ne fonctionne qu’à moitié, me donnant l’impression que je pourrai aller voir mes courriels pour ensuite couper brusquement.

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