Jul 07 2008

Tea?

Published by gwenaelle under Sans catégorie

Deux semaines plus tard. Apres avoir une fois de plus change de pays, je trouve un autre de ces acces internet qui me permettent de mettre a jour mon blog. Joie.

Apparemment, dans les deux premieres semaines de mon voyage, j’aurais vu plus de penis que ma grand-mere en a jamais vus. Ayant ete mere d’un nombre incroyable de bambins penisus (qui sont devenus mes oncles) et ayant possiblement ete dans un nombre de situations inimaginables requierant la vision d’un membre viril, j’aurais cru que les 600 que jai entrapercus un bon matin de froidure irlandaise nauraient jamais pu egaler lexperience dune femme mure. On dirait que oui.

Je promets de rester sage pour la suite de mes aventures.

Mais que s’est-il passe recemment alors?  Je vous avais laisses sur un sejour coup de coeur en Irlande, avec des champs verts et de la pluie. Depuis lors, beaucoup de choses se sont passees. Voyons voir…

-Un ‘pub crawl’ (visiter tous les pubs d’une rue ou d’un village) a Borth, Pays de Galles pour boire du the dans tous les pubs du village. En y incluant la decouverte d’un Mills & Boons (Harlequin version british) dans un des pubs, et la lecture dudit livre a voix haute pour le plaisir de Kevin.

-Borth, village de bord de mer. Exactement ce que je voulais voir du Pays de Galles. Beau, et qui sent bon.

-Couper mes ongles dans un parc  a Cardiff. Avec ca, jai visite toutes les capitales du Royaume-Uni\Irlande. Wouh.

-Bristol, avec un mal de tete persistant. Dommage, parce que jy ai appris a faire des souliers et y ai vu plein de squats que jaurais aime explorer. Meh.

-Oxford, avec des gens a laccent doxford et des gens posh et des gens qui font des blagues dintellectuels. Et larbre recouvert de toiles daraignees.

-Londres. Londres, le stress la pollution et le musee du jardinage. Londres et le desir de quitter Londres.

-Quitter Londres. Et dire au revoir a mon compagnon de voyage. Avec des pas-sourires et des calins. Au revoir Kevin.

-Arrivee en France semi-catastrophique. Long trajet et arrivee a Cancale, pres de St-Malo. St-Malo, Mont-st-Michel et Ducey. Ducey? Eh oui, Ducey. Et la visite de mon ancetre, Jean Anctil. Bonus: le tour de France.

Et nous voici maintenant, avec un nouveau compagnon d’aventures - Laurent - et un nouveau pays - France. Pas pour longtemps, par contre, puisque bientot nous serons attaques par la Belgique et les Pays Bas. Oh!

Je suis encore en vie. Vous?

2 responses so far

Jun 18 2008

Hey, that’s my bum in the newspaper.

Published by gwenaelle under Sans catégorie

Depuis deux semaines, Gabrielle est sur les routes du Royaume-Uni et de l’Irlande. 15 jours, en fait, pendant lesquels elle (de facon responsable) vit des aventures extraordinaires. La chanceuse.

Parce qu’elle aime bien raconter ses aventures (quand elle en a le temps, et de preference sur un clavier qui a des accents et des apostrophes), elle vous offre, en bref, un survol des 15 derniers jours.

-La montee de la (moitie de la) montagne la plus haute du Royaume-Uni, apres une nuit dans la foret a me battre contre les midges (mot en anglais). Les midges sont sympa, malgre leur omnipresence, parce qu’elle sont trop petites pour etre capable de suivre un humain qui marche. Alors, quand elles se massent autour de vivants qui montent la tente, la solution est de monter la tente, en marchant. Teste et approuve.

-La nuit, en compagnie de Greg (qui a ete mon compagnon de voyage pendant quelque jours), dans un arbre situe dans un camp militaire.

-Reussi a faire plein de nouveaux trucs de jonglage. Apres cet ete, je planifie etre une pro-professionnelle.

-Arran, des pierres levees et le chateau de Tintin (magnifique ile, magnifique).

-Quelques nuits plus tard, avec un nouveau compagnon de voyage, nuit au sommet d’un autre arbre. (lien)

-Glasgow, et ma premiere partie de Scrabble en anglais (perdu, mais honorablement - 126 pour moi, 159 pour Kevin)

-Manchester nue, sur un velo. (serieux) (moi)

-Liverpool. Liverpool, Kieran et les toasters.

-Le lever du soleil arc-en-ciel sur le ferry vers Dublin, Irlande.

-Spencer Tunick a Blarney Castle. Autant l’experience que le chateau. Ca fait beaucoup de tout nu en tres peu de temps, ca. (Spencer Tunick?)(mes fesses, en tout petit)(blarney castle)

-L’Irlande, aussi. Coup de coeur immense.

(sur les routes d’Irlande)(ok, c’est ma jambe. mais le dessin a ete fait pendant le trajet cork-dublin)

—–

Guys, this is a new thing for me. Since I’ve met all of you and that you are my friends and all, I decided that I would make the whole thing bilingual. So here I am, blogging for the first time in a foreign language (not exactly, but…)

Gabrielle has been on the roads for two weeks now. Two weeks, the calendar says, but in my brain it feels more like months. Lots of adventures have happenned, mainly good ones (a few not so good but yet not bad either) that I really don’t want to start writing here because it would take ages and that I can’t be bothered. Instead, as a way of saving time while still telling you about my life (if you care), here is a few highlights of my existence.

(I have to say that it’s also a selfish thing, this whole ‘writing in english’ because my mind thinks in that language and when I write in french, it’s slightly painful. Hitting the keyboard with english letters is much easier and enjoyable. I’m making myself happy like that)

-This whole thing started with the (half) climbing of Ben Nevis, highest mountain in the UK, after a night battling against the midges while trying to pitch the tent. Althoug I hated them, I have to say that they have, over the mosquitos, the distinct advantage of not being able to follow someone that walks. Solution: building the tent while walking. Tested and approved.

- The night, accompanied by Greg, my temporary travel buddy, on top of a tree that happened to grow in a military base. Falslane, yu!

-I’m about to become a professional juggler. I can now do the under hand trick on both sides, and juggle with someone else quite well. After this summer, I hope to be an almost-semi-professionnal.

-Arran, standing stones and Tintin’s castle. Flabbergasting.

-A few nights later, with my new travel associate, another night on top of another tree. (link)

-Glasgow and my first Scrabble game in english. I lost, duh, but very honourably, 126 for me and 159 for Kevin.

-Manchester naked on a bike. (seriously)(me) It was bloody cold.

-Liverpool. Kieran, Liverpool and toasters.

-The rainbow sunrise, too early on the ferry towards Dublin.

-Spencer Tunick in Blarney Castle. The experience as much as the castle. It makes a lot of nakedness in a short time. Bah. (Spencer Tunick?)(my bum, in very small)(blarney castle)

-Ireland, also. Very very much love.

A few days in Irish-land still, and then back to the good old UK, for a quick tour of Wales, Oxford and London (amongst others), before heading down to my ancestors.

And I’m still alive.

Yous?

One response so far

May 29 2008

Paradise

Published by gwenaelle under Sans catégorie

factory.JPG

One response so far

May 29 2008

*toux* Bonjour?

Published by gwenaelle under Sans catégorie

Public?

Je ne sais pas trop si quelqu’un se promene encore ici de temps en temps. Ma paresse + ma phobie recente de la technologie + mon rythme de vie effrene = silence complet depuis environ un mois.

Pas trop mea culpa, mais eh. Desolee de vous avoir coupes de ma vie.

Il y en a eu des peripeties, pfuah. Sans arret.

Et ce n’est que le debut, apparemment.

Hein?

Eh oui, eh oui. Ce blog devrait changer de titre, d’Aberdeen il devrait devenir Europe ou Monde. Car je pars.

Je pars?

(soupir)

Aberdeen ne sera plus la maison dans quelques jours. L’ordi duquel j’ecris ces lignes (Meldrum Academy - Modern Languages Staff Base) ne sera plus un ordi que je contemplerai chaque semaine dans une poignee de moments. Je ne suis plus une asssistante de langue dans exactement deux heures et quinze minutes. (Bon, officiellement mon contrat se termine le 31 mai, mais je ne travaillerai pas d’ici-la)

Euh, what?

Le temps, il a couru sans arret. Et je le regarde, me demandant encore si je serai capable de survivre aux 9 mois a venir. Euh, 9 mois a venir? Les 9 mois sont passes, oui. Et j’ai survecu, brillamment. Avec beaucoup plus de joies que de soupirs, un nombre incalculable de gens souriants et une toute nouvelle moi, pas necessairement differente, mais certainement pas pareille. Je n’arrive pas a.

Ce matin, je me suis levee, les yeux bouffis (ok, je suis sortie hier soir, vilaine fille) me disant ‘argeuh, pas le travail!’ Et puis j’ai fait une pause. Woh. Mon dernier jour.

Dernieeeer… (a lire avec du sang qui degouline et des zombies tout partout)(doigt sur le nez)

 **

Here I am, donc, un peu moin utile a la societe, un peu plus proche du ‘homeless’.

Wow.

Bientot, des peripeties autour du Royaume-Uni, de l’Irlande et de l’Europe.

:)

One response so far

May 25 2008

Je ne fais que passer

Published by gwenaelle under Sans catégorie

J’aurais du faire ça il y a longtemps. Mais, baah.

Les photos de mon appart douillet, ici: duvet.

No responses yet

May 25 2008

Moins une

Published by gwenaelle under Sans catégorie

Le matin, en me rendant à l’école, je traverse des champs immenses recouverts de fleurs jaunes comme le soleil. Elle rayonnent, recouvrant le sol engraissé par la pluie. Le gazon brille, d’un vert intense, et, dans les champs réservés à la culture, les sillons tout frais se dessinent nettement.

Je pars dans deux semaines.

No responses yet

Apr 15 2008

Lemons Are Pretty Good (2)

Published by gwenaelle under Sans catégorie

Des photos, un peu: Klik.

No responses yet

Apr 09 2008

Lemons Are Pretty Good (part 1)

Published by gwenaelle under Sans catégorie

En primeur:

2 responses so far

Mar 12 2008

Burns

Published by gwenaelle under Sans catégorie

En plein milieu d’Union Terrace, bien campé sur son piédestal et tournant le dos à la débauche de Belmont Street, la satue de Robert Burn me fait sourire à chaque fois. Ce n’est pas l’importance accordée à ce poète que tous les écossais semblent vénérer, ni le fait que la fleur qu’il tient dans sa main avait la réputation de disparaître régulièrement, ni le fait que Rabbie Burns détestait profondément Aberdeen, ni la pose grandiloquente du poète, mais l’oiseau (Seagull, une mouette) qui semble en permanence posé sur sa tête. C’est le fait que la chevelure du monsieur soit couverte d’un blanc qui n’est pas de la neige.

**

Robert Burn est le poète favori du pays quadrillé. Un peu comme Émile Nelligan (sans le sirop d’érable), tout le monde en a entendu parler à l’école et tout le monde doit en avoir un peu marre.

[zone wikipédia]

Né en 1759 à Alloway, Ayrshire (i.e. un trou perdu) Robert a un million de surnoms qui sont révélateurs de son importance dans le pays: Rabbie Burns, Scotland’s favourite son, the Ploughman Poet, the Bard of Ayrshire ou tout simplement The Bard. Émile se sent probablement plutôt jaloux en ce moment. Na-na de répliquer Rabbie.

J’apprend aussi que Robert est considéré comme un pionnier du mouvement romantique, dont l’image a (après sa mort, comme toujours) été réutilisée par les mouvement libéraux et socialistes. Étrange.

Ce qui est par-dessus tout intéressant, c’est le fait que, sans le savoir nous connaissons tous Bobby Burns. Hein? Eh oui. Fredonnez un peu “ce n’est qu’un au revoir, oui ce n’est qu’un au revoir, oui nous nous reverrons, mes frères, ce n’est qu’un au revoir”. Ben c’est une chanson de Bobby itself qui est connue ici comme Auld Lang Syne et est chanté au nouvel an (Hogmanay)

[/zone wikipedia]

“Bon, c’est bien joli la culture générale, mais qu’est ce que j’en ai à foutre?”, les plus irrespectueux d’entre vous se demandent peut-être. Le lien avec ma propre vie personnelle arrive à grand galop, prenez une respiration et pouuf, voici.

Le 25 janvier tout autour de l’Écosse la fête nationale du Bard est célébrée dans la joie et le bonheur. Wikipedia ajoute que cette célébration est encore plus observée que St-Andrews Day qui est pourtant la fête nationale officielle. Si j’étais Émile, je prendrais des notes.

“Le lien avec ta vie personellleeeeee!!” Ok ok, ça s’en vient. En gros, (pff, la pression quand même) on célèbre Burns avec un Supper. Burns Supper it is. Vous me voyez venir? Non? Come on! Ellie (celle avec qui je partage mon loyer) est m’a demandé, quelque jours avant la date fatidique si nous pouvions tenir notre propre Burns Supper dans cet appartement minuscule qui est le notre. Bien sûr, que j’ai répondu, je suis toujours prête pour découvrir des morceaux de la culture écossaise.

Comment ça se passe, alors, vous pourriez me demander, puisque, de toute évidence, le 25 janvier est chose bien révolue et je dois donc maintenant tout savoir des rebondissements de la chose.

Un Burns Supper est avant tout composé de bouffe. Haggis (végétarien dans le cas d’Ellie et moi), navets, pommes de terres et gravy, le tout arrosé, bien entendu, de Whisky (et il semble qu’après six mois en Écosse, je ne suis toujours pas capable d’épeler ce mot correctement). Pas bien excitant vous pourriez me dire. En effet, le tout serait plutôt déjà si ce n’était de la poésie qu’on déclame en l’honneur du Haggis juste avant de l’engloutir. Voici ce que ça donne:

ADRESS TO A HAGGIS

1.
Fair fa’ your honest, sonsie face,
Great chieftain o’ the puddin-race!
Aboon them a’ ye tak your place,
Painch, tripe, or thairm:
Weel are ye wordy of a grace
As lang’s my arm.
2.
The groaning trencher there ye fill,
Your hudies like a distant hill,
Your pin wad help to mend a mill
In time o’ need,
While thro’ your pores the dews distil
Like amber bead.
3.
His knife see rustic Labour dight,
An’ cut ye up wi’ ready slight,
Trenching your gushing entrails bright,
Like onie ditch;
And then, O what a glorious sight,
Warm-reeking, rich!
4.
Then horn for horn, they stretch an’ strive:
Deil tak the hindmost, on they drive,
Till a’ their weel-swall’d kytes belyve
Are bent like drums;
Then auld Guidman, maist like to rive,
‘Bethankit!’ hums.
5.
Is there that owre his French ragout,
Or olio that wad staw a sow,
Or fricassee wad mak her spew
Wi perfect scunner,
Looks down wi’ sneering, scornfu’ view
On sic a dinner?
6.
Poor devil! see him owre his trash,
As fecl;ess as a wither’d rash,
His spindle shank a guid whip-lash,
His nieve a nit;
Tho’ bluidy flood or field to dash,
O how unfit.
7.
But mark the Rustic, haggis-fed,
The trembling earth resounds his tread,
Clap in his walie nieve a blade,
He’ll make it whistle;
An’ legs, an’ arms, an’ heads will sned
Like taps o’ thrissle.
8.
Ye pow’rs, wha mak mankind your care,
And dish them out their bill o’ fare,
Auld Scotland wants nae skinking ware,
That jaups in luggies;
But if ye wish her gratfu’ prayer,
Gie her a Haggis!

Euh, quoi? Bon, bon, remerciez-moi, j’ai planché bien dur sur une traduction [NOT] intelligible. Voici:

Fair full your honest, jolly face,
Great chieftain of the sausage race!
Above them all you take your place,
Stomach, tripe, or intestines:
Well are you worthy of a grace
As long as my arm.

The groaning trencher there you fill,
Your buttocks like a distant hill,
Your pin would help to mend a mill
In time of need,
While through your pores the dews distill
Like amber bead.

His knife see rustic Labour wipe,
And cut you up with ready slight,
Trenching your gushing entrails bright,
Like any ditch;
And then, O what a glorious sight,
Warm steaming, rich!

Then spoon for spoon, the stretch and strive:
Devil take the hindmost, on they drive,
Till all their well swollen bellies by-and-by
Are bent like drums;
Then old Master of the house, most like to burst,
‘The grace!’ hums.

Is there that over his French ragout,
Or olio that would sicken a sow,
Or fricassee would make her throw-up
With perfect disgust,
Looks down with sneering, scornful view
On such a dinner?

Poor devil! see him over his trash,
As feeble as a withered rush,
His thin legs a good whip-lash,
His fist a nut;
Through bloody flood or field to dash,
O how unfit.

But mark the Rustic, haggis-fed,
The trembling earth resounds his tread,
Clap in his ample fist a blade,
He will make it whistle;
And legs, and arms, and heads will crop
Like tops of thistle.

You powers, who make mankind your care,
And dish them out their bill of fare,
Old Scotland want no watery ware,
That splashes in small wooden dishes;
But is you wish her grateful prayer,
Give her a Haggis!

Donc, comment ça se déroule? Eh bien, dans mon cas, nos popotins ont été posés sur des coussins posés à même le sol dans le grenier mystérieux qui surmonte mon logis, le kilté ayant à faire attention à ne pas s’asseoir à l’indienne. Nous avons allumé les chandelles, Ellie a prononcé Adress to a Haggis, j’ai prononcé la traduction (oui oui, moi même) et nous nous sommes ensuite attaqués à la nourriture. Il semblerait que la réelle cérémonie soit bien plus complexe, avec des hommages aux dames, aux ancêtres, aux poissons rouges, alouette, et qu’il faut commencer à midi afin d’avoir fini toutes les cérémonies pour le souper. Je ne sais pas si c’est vrai, mais je sais que la version que j’ai vécue me semble bien suffisante.

[zone wikipedia 2]

The format of Burns suppers has not changed since Robert’s death in 1796. The basic format starts with a general welcome and announcements followed with the Selkirk Grace. Just post the grace comes the piping and cutting of the Haggis, where Robert’s famous Address To a Haggis is read, and the haggis is cut open. The event usually allows for people to start eating just after the haggis is presented. This is when the reading called the “immortal memory”, an overview of Robert’s life and work is given; the event usually concludes with the singing of Auld Lang Syne.

[/zone wikipedia 2]

One response so far

Mar 11 2008

Habits

Published by gwenaelle under Sans catégorie

Plus j’y réfléchissais, plus je me disais que c’était impossible. J’avais raison. J’ai en effet au moins une habitude, à laquelle j’obéis sans même y penser.

Tous les mardis, je vais magasiner mes légumes.

:)

(la vie est belle)

**

Photos de la journée la plus venteuse de ma vie en compagnie d’Isaac le couchsurfer québécois dans la banane.

No responses yet

Mar 04 2008

How dare you!

Published by gwenaelle under Sans catégorie

Hier, en passant pas le tunnel sous Mounthooly  j’ai decouvert que mon graffiti prefere avait ete recouvert de peinture.

(gros)

Triste.

**

En cherchant totalement autre chose, je suis tombee sur ce lien plutot amusant. Je savais deja ce qu’il revele, mais il fallait bien que quelqu’un d’Aberdeen le prouve, hein!

Lien

**

Un nouvel album photo! Fruit de ma randonnee en montagne avec Isaac-le-couchsurfer, voici voici.

No responses yet

Mar 03 2008

Poids réprobateur

Published by gwenaelle under Sans catégorie

Une chose à faire, selon ma liste de choses à faire en Écosse, était de me déplacer spécialement d’Aberdeen en direction de Glasgow* un dernier vendredi du mois, avant dix-sept heures trente bien précisément, afin de participer à une masse critique glasvégienne. Ayant réalisé lundi dernier que février se terminait un vendredi** et que je n’avais rien de prévu, j’ai alerté Neil-le-hippie et, dans le dernier-minutisme le plus grand, nous nous sommes concertés et avons réussi à entrer dans un méga autobus à midi trente cinq tapantes. Glasgow, les falafel vegan et une température exécrable, j’adore cette ville.  

Aventures rocambolesques mises à part (incluant l’incapacité dans laquelle nous sommes de nous procurer un nombre suffisant de vélo et le fait que mon téléphone, seul lien que nous ayons avec notre hébergement, est mourant), la masse critique de Glasgow souffre, en février, des mêmes problèmes que celle de Montréal: personne n’y va, bouh, parce qu’il fait bien trop froid***. La pluie n’ayant pas aidé, c’est un immense huit personnes qui sont apparues, deux d’entre elles n’ayant pas de vélo. Hum. La Masse Critique n’a donc pas eu lieu, mais j’en repars munie de [censuré°] et de renseignements précieux concernant la fin de semaine de formation qui aura lieu les 15-16 mars prochains. Dans un ordre d’idées relié, je suis soudainement sur-enthousiaste à l’idée de m’éduquer sur tous les sujets possible. “Je veux apprendre à jongler!” que j’ai même lancé le soir de mon retour, lors d’un souper un peu formel avec le coloc d’un ami qui m’est cher et la fiancé du coloc. Le curry était excellent par contre, alors ça va.

Pour conclure ce décevant compte rendu, voici la seule photo que j’ai prise de toute mon aventure:  

 ***Un débat court dans toute l’Écosse à savoir quelle ville de Glasgow ou Edinburgh est la plus jolie, intéressante, vivante, etc. Chacun semble avoir son opinion et personne ne semble être capable d’aimer les deux en même temps. Puisque vous le demandez, je vous répondrai que Glasgow est pour moi la meilleure des deux, les bâtiments rouges, la vie militante et le soleil brillant (hum) m’ayant charmés dès ma première visite. **On m’a dit que, une fois tous les quatre ans, il est de coutume que les dames aient une journée entière où elles ont le droit de demander quelqu’un en mariage. Ayant appris la chose quelques minutes avant minuit, je m’étais bien promis de faire usage de la tradition. Raté. À dans quatre ans.

***Froid, en Écosse, est une température totalement chaude et acceptable selon mon propre jugement. Mais c’est vrai qu’il vente. °Je peux pas en parler, c’est un cadeau.

One response so far

Feb 20 2008

Le trou. Ou un autre titre.

Published by gwenaelle under Sans catégorie

Alors que je croyais mes vacances terminées, rentrant chez moi dans le désespoir d’un bonheur passé, je ne m’attendais pas à toutes les péripéties qui se tramaient dans la toile de mon avenir. (wow, niveau style je me surprend à tous les jours) C’est que la destinée ne souhaitait pas mon ennui et fit en sorte que je découvre des splendeurs cachées de cette ville que je ne cesse d’adorer.  

Le retour à ABZ fut glorieux, soleil éblouissant tous les regards que je lançais vers le haut. Les bâtiments étaient merveilleusement lumineux et la marche vers mon appartement, bien qu’entravée par le poids de mes possessions, fut un régal visuel. (Ok, je promets d’arrêter de lire du Victor Hugo, ça me rend un peu trop hyperbolique) Bien décidée à ne pas passer une sublime journée à l’intérieur de mon modeste 3 3/4, j’enfourchai William (que personne n’a encore pensé à voler, même s’il reste sur le coin d’une des rues les plus passantes d’une ville qu’on ma dit comme « propice aux cambriolages. ») et me dirigeai vers les Winter Gardens qui font la réputation de Duthie le parc, mon ex-voisin (mon ex-appart était pas très loin de là).  

Tous ceux qui ont déjà pénétré dans les décevantes serres du jardin botanique de Montréal savent ce qu’est un jardin d’hiver. Sans en connaître la joliesse. Bien qu’étant envahis par une horde d’enfants en congé et d’amoureux promiscuous*, l’immensité de celles qui ornent Duthie a eu le bonheur de me réconcilier avec le concept. L’endroit était bien agréable, salles chargées d’odeur (mmh, mhh) et d’ambiances différentes, humide à sec, cactus inclus. Bon, on sait c’est quoi quand même, des fleurs, des panneaux explicatifs, des ballades dans tous les coins, etc. J’ai quand même bien aimé, plein de couleurs pour mes yeux familiarisés avec les paysages bleak de Skye.   

Mais ce n’est pas tout! M’arrêtant en chemin pour acheter de la farine, William-aux-vitesses-kapout me traîna jusqu’à une autre de ces attractions malheureusement dédaignées des visiteurs et des indigènes, le Trou.  Bon, bon, ça semble un peu plus glauque que ça l’est vraiment, alors rectifions les choses. Le Trou ressemble à ça :  

 

S’il y a une chose dont il faut se souvenir à propos de la ville d’Aberdeen, oubliez le pétrole et pensez au granite. Lonely, mon copain, a décrit Aberdeen comme une « symphony in gray » et je l’approuve (comme si j’allais commencer à dire du mal de Lonely, pff).  

Granite, peut-être, mais il faut aller le chercher quelque part. D’où le trou.  

L’existence de celui-ci m’ayant été révélée par mes lectures matinales (Aberdeen Curiosities, et ça en vaut la peine) et m’étant renseignée sur son emplacement, j’ai profité de ce que je n’avais strictement rien à faire pour aller le contempler.  

Une personne moins entreprenante – ou curieuse – que moi eut peut-être laissé tomber la découverte si elle avait su que le trajet se ferait dans une pente ascendante et qu’il faudrait être assis sur le siège d’un vélo de merde pour le faire. Pure et naïve que je suis, les obstacles ne m’ont pas arrêtés et je me suis finalement posée devant une immense clôture menaçante, regardant illégalement le lac qui a autrefois été un trou.  J’ai même pris des photos, tellement il n’y avait rien à voir.          La bonne chose avec tout ça, c’est que le retour s’est fait en pente descendante. Et qu’il y avait un solde sur les cannes de pois chiche chez Somerfield, sur Union Street, alors j’ai pu faire des réserves.  

** 

Tadla! Dans un moment d’internet libre, j’ai pu envoyer les images de mes grandioses notebooks vers la toile. Admirez : 

(tout fait main, si si) 

** Trivia! J’ai pu contempler aux jardins d’hiver le ‘coast of arm’ de la ville dans laquelle j’ai l’honneur de passer mes nuits (parfois). Afin de vous procurer un savoir luxueux sur ladite ville, j’ai cru bon photographier ces armoiries, ainsi que leur description. Voissi: 

(plus gros)

-

(Notez l’absence d’accents dans le paragraphe d’en haut. Pourquoi? Parce que je suis au travail et que je n’ai pas envie de chercher les maudits accents dans les options d’Internet Explorer. Grmbl.)

** 

*Enseigné par C., l’équivalent anglais de « promiscuité » fait partie de mon panthéon de mots préférés.

One response so far

Feb 20 2008

Cheeky bastard

Published by gwenaelle under Sans catégorie

Devoir du mois : apprendre à avoir des valises aussi organisées au retour d’un voyage qu’au départ.  ** 

L’île de Skye est (je l’ai peut-être déjà dit) l’une des attractions top 3 de l’Écosse, conjointement avec la capitale, Edinburgh, et le monstre le plus moins menaçant, Nessie. (argh, aveuglée par le soleil!)  [Eh oui, malgré tout ce que vous pouvez croire, le soleil est plutôt offensif en Écosse et il ne se passe pas une semaine pendant laquelle je ne ronchonne pas contre mon oubli de sun spectacles (lunettes de soleil) chez moi. Bref.] 

Étant dans le top 3, l’île comprend un paquet de trucs pour touristes, comme des hôtels, des B&B, des « self catering », des campings, des TIC (Touristic Information Center) et des touristes. Quand les touristes dédaignent l’île, pour cause de « buh buh buh, c’est pas l’été, » l’endroit est pratiquement vide, habité uniquement par des locaux qui s’ennuient et des hôtels vides.  (Argh, si je regarde à gauche, je deviens aveugle, burahaaa) 

Mais les touristes ont parfois (souvent) du goût et, on le sait, souvent, leur présence détruit la beauté de ce qui les a attirés. C’est le cas pour l’île de Skye, bijoux des Highlands. Heureusement, hors-saison oblige, l’endroit est vidé de ses laideurs entre octobre et mars, rendant pour un court hiver les beautés de nouveau accessibles.  Le trajet pour se rendre à l’île est un rapide aperçu de ce qui nous attend une fois arrivés. Finis les champs verts s’étalant sur les collines à perte de vue que j’admire à chaque jour sur le chemin du travail, on à affaire à quelque chose de gros : des montagnes. Le sommet enneigé, la route étroite serpentant entre deux blocs de beauté; il est impossible de détacher ce regard époustouflé qui s’accroche à chaque interstice. Les couleurs sont magnifiques, même pendant le désertique hiver* que je vis, oranges et verts se mariant à merveille. J’ai eu des pensées de décoration intérieure, pendant un instant, me disant « humm, ça serait joli dans une cuisine! »  Suffoquée par le trajet de trois heures, temps qu’avais pris l’autobus pour parcourir la distance entre Inverness** et Portree, la plus moins petite ville, mon arrivée dans le port royal vers midi, couverte par le soleil qui devait être pluie, je n’eus d’autre choix que de sauter sur le premier vélo venu et d’aller vagabonder dans les collines des environs. L’air doux et le soleil tapant accompagnèrent mes pérégrinations sur des chemins perdus entre deux champs de mouton***. 

J’aimerais pouvoir dire que j’ai profité du bonheur visuel pour clic-cliqueter Joseph-l’appareil-photo dans toutes les directions, et, d’une certaine façon je peux le dire, mais, tristement, la lumière, l’angle, que sais-je, mes photos ne sont pas à la hauteur de l’original (quelques une ont échappé à ma haine, que vous pouvez admirer ici). Sachez quand même que mes yeux ont explosé de bonheur à plusieurs reprises, la solitude, les collines, les Cuillins Hillsª enneigées au loin, les mouton, le vélo (de merde), le vent agréable ayant encadré cette beauté de douceurs.

 Le reste du séjour fut tout aussi splendideªª et tout aussi indescriptible. Retenez les superlatifs appropriés, et penchez-vous sur ce message envoyé à un copain sur le chemin du retour : 

To : Rob Couchsurfing

Tchip. Just spent the weekend in Skye. Wow.

Et la réponse, tout aussi descriptive :  

From : Rob Couchsurfing

Cool. Wow is a pretty accurate description.

Il me semble superflu de décrire plus sérieusement mon séjour, cette conversation d’une profondeur impressionnante étant plus que suffisante.  

Rendons-nous au lundi soir, donc, moment de mon retour, autobus en direction d’Inverness. Étant dans la ville du charmant Simon, j’étais bien décidée à lui donner un câlin et les bouteilles de bière de Skye que je lui avais rapporté de l’île afin de le remercier de son hospitalité. Gaiement, je cognai à sa porte et fus alors happée par un vortex incroyable qui me fit manquer mon train du soir et dormir sur son divan, en compagnie d’une couchsurfeuse allemande. Le lendemain matin, péniblement extirpée des couvertures, je ramassai mes millions de sac (dont la moitié sont apparus pendant un voyage où je n’ai pas fait un seul achat…) et me dirigeai vers la mignonne gare de la ville. M’arrêtant en chemin au Lemon Tree, café, pour me munir d’une tasse de thé et d’un sconeªªª afin de ne pas mourir de faim pendant le trajet Inverness-Aberdeen que je m’apprêtais à faire.  Dans le joyeux établissement, coincé entre deux magasins supra-mondial (dont un café où j’aurais pénétré anonymement si je n’avais pas remarqué l’arbre à citron), on me demande d’où je viens. « Montréal, mais je vis à Aberdeen » que je répond presqu’automatiquement. Il y a des questions qu’on entend souvent. Cet automatisme provoque une chute d’exclamations sur l’horrible équipe de football°, l’horrible température°°, les horribles habitants, les horribles bâtiments gris, etc. sortant d’un groupe de vieux monsieurs assis dans un coin, concluant qu’Aberdeen est une ville horrible et que je ne devrais pas vivre là. On me demande combien de temps durera mon calvaire et comment il est possible que je ne déteste pas profondément l’endroit. La vie a de ces mystères, il faut croire, puisque je suis toujours et encore amoureuse par-dessus la tête. 

Je quitte alors le sympathique café, enjouée, chargée comme un mulet, un thé dans une main et un scone couvert de confiture dans l’autre et gambade lourdement vers mon train, le sourire au lèvres et le soleil dans le ciel. C’est de ce train que, posh me, j’écris ce compte rendu qui, je le sais, ne dépasserais pas le stade d’idée si je ne le cliquetais pas immédiatement. Puisque mon livre a été lu d’une couverture à l’autre et que le ciel brillant ne donne pas envie de parcourir un guide de voyage froid°°°, je profite de la table que j’ai réussi à empoigner avant tout le monde et, sous les regards inquisiteurs (et apercevant au loin des élèves qui viennent de grimper dans le tuyau roulant), je tapoche sur mon clavier.  C’est comme ça que se finit mon histoire. Merci de votre attention. 

** 

*Chers lecteurs, je l’annonce solennellement : je ne crois pas être capable de vivre un hiver québécois après avoir vécu la douceur écossaise. Sans devenir bêtement une Snowbird de la Floride, je crois bien que je devrai m’exiler pour la durée de cet enfer de neige. En Écosse? 

**Étrangement, je vis avec Inverness la même chose qu’avec Edinburgh. Connaissant plutôt bien la ville, je la retrouve comme on retrouve une vieille connaissance, étant probablement capable d’offrir un tour de ville décent aux touristes en cavale. J’aime bien cette sensation, que j’éprouve de l’autre côté de l’océan pour Rimouski et sa mer. ***En English, mouton ne prend pas de S. Par sympathie, j’ai décidé de cesser d’utiliser le pluriel en français aussi. 

ªQui est, proclame Lonely : « la chaîne de montagne la plus spectaculaire de Grande-Bretagne. » ªªAvant de me coucher et entre deux aventures visuelles, je lisais confortablement le tome 1 des Misérables de Monsieur Vict’. N’étant pas de taille à juger le monstre, je me contenterai de dire que la description, vers la fin du livre, de la bataille de Waterloo et, surtout, la description de Wellington m’a fait plus que sourire. Deux raisons. La première est que, vivant depuis un temps plutôt long (eh, six mois déjà) dans le pays du vainqueur, j’ai pu voir bon nombre de statues représentant l’homme, incluant celle qui est devant le musée d’art contemporain de Glasgow où le général (?) et son cheval sont coiffés d’un mignon cône orangé [image]. Mais l’hommage le plus poignant est, à mon sens, le nom sous lequel on reconnaît les bien pratique bottes de pluie que les pêcheurs, surtout, et les jardiniers chaussent en temps d’humidité : des wellies. La seconde raison de mon humeur gaie, c’est l’exclamation, rapportée par l’auteur, que Wellie est sensé avoir jetée en cours de bataille. « Splendid! » aurait-il dit. Attirée par le mot, je l’ai aussitôt intégré dans mon vocabulaire, aux côtés de ce « Bloody Hell » que j’affectionne particulièrement. 

ªªªJe le jure, je ne fais pas exprès pour être accro au thé. Et pour ce qui est des scones, mon expérience de ce matin vient de démentir leur réputation. Un scone, c’est bon!  °De soccer, messieurs-dames nord-américains, de soccer. 

°°J’ai vu pire, franchement. °°°Le guide de l’Islande vient en effet muni d’une glacière et d’un paquet de crème glacée. Lonely Planet fait tout pour préparer ses lecteurs aux rudesses du voyage qui les attend.

No responses yet

Feb 18 2008

Skye, et autres jeux de mots*

Published by gwenaelle under Sans catégorie

Je reviens de l’île de Skye.

(l’image vient de wikipedia, mais j’aurais pu prendre la même. coup de coeur immense.)

*”Splendid!”

3 responses so far

Feb 14 2008

Published by gwenaelle under Sans catégorie

Inverness

À deux heures trente du matin, après une séance intensive de vie virtuelle, je décide soudainement d’aller marcher dans la ville. J’enfile mes souliers et jette un regard à mon foulard en ramassant mes clefs. Porte, serrure. Une fois rendue dehors, silence. L’air est frais, juste à mon goût, et la ville est abandonnée.  Voulant partir vers la droite, les lumières de la ville soudain, sur la gauche, m’attirent. À gauche. Marche marche, clefs dans la poche arrière, pas de manteau. La ville est déserte, seule. Inspiration d’air froid. Hmm.

Sur la rue, deux personnes discutent. Un chat apparaît, me renifle la main et va se cacher dans un jardin. Lumières, c’est le château.  Marche, marche. Le chat me suit, grimpant sur tous les murets, toutes les poubelles, explorant tous les jardins. Le bruit de la cloche que le chat porte au cou accompagne mes yeux qui vagabondent. Maisons magnifiques, brume sur la ville, château rose éclairé - enfin - par des lumières blanches. Sourire à Flora McDonald. Le chat me suit encore, disparaissant un moment dans le jardin d’un hypnotiste pendant que j’admire les deux églises qui entrent dans mon champ de vision. La ville est jaune ce soir. Puis, il fait froid. Je rebrousse chemin, longeant une haie. J’ai la frousse, un peu. J’écris un billet de blog dans ma tête, pense au chat, à la chaleur. J’ai soif. Je décide de tourner à droite, pour voir. Sans issue. Rebrousse chemin, remarque un B&B et une maison à tourelles. Mes yeux se ferment, il est deux heures quarante. Il fait froid. Dans le lointain, un bébé qui pleure. Pas d’étoiles. Les maisons sont belles à Inverness.

La rue de Simon est devant moi, sa porte, sa clef, son salon. J’éteins le chauffage, ouvre la fenêtre. Il fait doux ici. J’ai soif.

No responses yet

Feb 14 2008

Stop attacking me you sleezy curtain

Published by gwenaelle under Sans catégorie


The Sea, un jour de pluie, après une manif devant un supermarché.

**

Bon, il me semble qu’il serait temps de faire une petite mise à jour de ma vie. J’ai aucune idée d’à quel endroit je vous ai laissés la dernière fois que j’ai fait une mise-à-jour (c’était pas avec ma lettre d’amour, tiens? D’ailleurs, merci pour les courriels de compliments, je ne m’attendais pas à tant d’un texte que j’ai failli ne jamais publier pour cause de “quétaine”. Merci encore.), mais je vais improviser, ça marche toujours bien.

Bon, alors. Ah, by the way, I will try to write some bits in the language of J. M. Barrie (celui qui me dit sans googoler de quel livre cet homme est l’auteur gagne un colis personnalisé) because, even though I seem to be more and more fluent in that language (this being proven by these two guys with whom I was chatting to the other night in a pub and which, after 20 minutes of discussions, said “I mean, you are as Scottish as us, you should know”. Ok, there was loud music and a pint of lager in front of them, but I don’t think that they were that much drunk. I decided to take that as a compliment.), I realise that speaking it is not all and that writing is a great skill to have.

Je crois que je n’ai pas parlé de mon voyage en Lettonie, n’est ce pas?

Ah ouais, hum, ça fait longtemps que je ne vous ai pas raconté mes aventures mirobolantes alors.

Bon, avant tout, un moment crucial de ma vie: j’ai acheté du papier de toilette. Bleu.

Eh oui, à la Coop d’Inverurie, mon panier bio sous le bras (mon dernier panier bio, d’ailleurs), devant l’étalage de torche cul, j’ai consciemment choisi un papier de toilette bleu, dédaignant le blanc du même prix et tout aussi produit à partir de papier recyclé. J’avais le choix entre turquoise, rose, blanc et bleu. Et j’ai choisi. Bleu.

Ma vie est trop excitante parfois.

Bon, alors, il se passe quoi. Sérieusement.

Après le départ de ma maman et de mon frère chéris (c’était quelque temps après le nouvel an, pour vous situer), j’ai été envahie par Mariane et Sandrine pendant une dizaine de jours (et au moment où j’écris ces lignes, cet événement me semble si lointain et si court). Une excursion à Inverness et beaucoup beaucoup de plaisir ont ponctué cette apparition dans ma vie. On évitera les comptes rendus minute à minute, mais j’aimerais mentionner que mon foulard-que-je-vais-porter-en-Islande est désormais plus long, tricoté par la main habile de Sandrine (et n’a pas évolué depuis son départ même si j’ai trouvé de la laine gratuite) et que je n’aurais jamais cru être capable de dormir à plus que deux plus qu’une nuit de suite dans un seul lit.

Petit moment de home-sickness après leur disparition.

Mais je n’ai pas eu le temps de me lamenter trop longtemps, puisque le lendemain, mon avion à 2 sous (oui, deux sous) décollait de Glasgow pour me véhiculer jusqu’en Lettonie (pour savoir où se trouve la Lettonie, on clique) pendant un nombre de jours un peu trop courts: trois. Riga était mon point d’arrivée, et c’est un sentiment mixte de “wow, je suis dans un pays balte, à quelques kilomètres de la Russie de mes rêves” et de “merde, je viens encore de prendre un avion” qui a glissé en moi pendant ces courtes minutes. Riga est une ville fascinante que je veux absolument revisiter.

Mention spéciale pour le fait que j’ai oublié mon appareil photo dans mon sac à dos. Riga restera donc un endroit qui a l’air magnifique dans vos esprits, et un paquet de souvenirs fascinants dans le mien.

De retour de Lettonie, j’en avais vraiment vraiment marre de me balader partout. Je n’aspirais qu’à une chose: me vautrer dans mon fauteuil et ne rien faire du tout. Le plan était en fait de ne pas sortir d’Aberdeen, même pour aller à Balmedie (qui est la plage où Donald Trump veut détruire un écosystème unique pour jouer au golf. Détails.) ou Aviemore (qui comporte un couchsufer super sympathique et de la - paraît-il vraie - neige). Rester chez moi et ne rien foutre (pas même sortir de chez moi), après ce mois intense de pérégrinations tout autour du monde était ma seule ambition.

J’ai plutôt bien réussi. Pour deux semaines.

Je suis donc en effet restée chez moi les deux fins de semaines suivantes, en profitant pour voir tous ces amis incroyables que j’ai dans cette magnifique ville, pour commencer à lire un livre en espagnol, un autre sur la guerre d’espagne et trois ou quatre autres on the side, incluant The Wizard of Oz dont j’aurais beaucoup a disserter (j’avais presque arrêté de lire dernièrement et je dois dire que ça me troublait beaucoup). J’ai pu recommencer à vouloir apprendre mille et une chose, cuisine, esperanto (vous devriez voir mes murs pleins de vocabulaire esperantiens), ateliers de clowns, église*, danse, histoire, musique (je peux maintenant jouer un D - ou un C, je ne sais plus - au piano), la la la, j’essaye même d’apprendre les paroles de Greensleeves by heart, juste parce que mon cerveau n’a rien à faire. Ces deux semaines de “je fous rien” ne sont pas vraiment des semaines d’inactivité, finalement. Et ça fait du bieeen.

Mais j’ai failli à ma tâche. Je m’étais promis de rester sur mon divan pour le mois de février au complet, ne sortant de chez moi que pour prendre l’avion (encore, l’avion, ahureee!) vers l’Islande.

Ah ah ah!

C’était sans compter sur le fait que je veux tout voir du monde, curieuse que je suis.

Je me suis donc retrouvée à Balmedie, deux fois cette semaine (drôle, pour quelqu’un qui essaye d’y aller désespérément depuis des mois sans y arriver), de nuit, avec deux personnes totalement différentes. Expérience intéressante chaque fois. Sinon? Eh bien je publie le tout en direct d’Inverness, arrêt obligé pour quatre jours (merci les journées pédagogiques) à l’île de Skye, un des plus beau coin de la Scotland, à ce qu’on dit.

Et j’ai d’autres projets de voyage pour mars, pla pla, comme hum, l’Irlande. Le 17 mars**.

Sinon, il se passe quoi d’intéressant? Mais plein de choses, plein plein. Il y a quelque chose d’extraordinaire au fait que je sois ici, avec un million de gens sympathiques dans ma vie. Il y a des mystères partout à comprendre et explorer, des gens magnifiques qui ont quelque chose à m’enseigner. Comment est ce que je pourrais trouver la vie ennuyante? Malgré le fait que je vis maintenant dans un monde sans télévision ni internet ni téléphone (rassurez-vous, Heather fait toujours partie de ma vie), il me semble que je fais plus de choses qu’avant. Rebellez-vous, gens de ce monde, rebellez-vous contre l’ennui du quotidien. Détruisez votre télé et votre monde virtuel. Sortez de chez-vous et dansez dans la pluie. Il est là le bonheur!

(ça c’était un emportement d’enthousiasme)

Sinon, pour les nouvelles en vrac.

**

Il a finalement neigé! La semaine passée, de gros flocons on presque recouvert un peu le sol! Et il restait presque de la neige le lendemain! Événement incroyable, incroyable. J’en ai profité pour lancer une boule de neige dans le visage de ma coloc adorée, Ellie, faire des anges dans la neige avec Ellie et Neets (Anita - vous avez vu les photos de son party, vous vous souvenez?) et glisser sur le sol en compagnie des deux sus-nommés et de Ross l’amoureux d’Ellie, Colin, Ela et d’autres gens non-identifiés. (soupir de nostalgie) C’était une magnifique soirée.

Neets qui saute dans les anges et Ellie qui en rit.

Neets et Ellie, enthousiastes, devant nos trois anges.

Depuis lors, la température a drastiquement monté au point ou aujourd’hui j’avais l’impression d’être en mai, même lorsque, au sommet de Bennachie (la colline la plus pas petite du Aberdeenshire) le vent décidait de la direction dans laquelle je marcherais (même si j’essayais d’être immobile). (soupir de nostalgie bis) Ahh, c’était une magnifique journée.

Au sommet de Bennachie.


Du Heather, du vrai! (Un peu moisi, c’est quand même l’hiver)

**

J’ai, pour la première fois de ma vie, répondu à un sondage téléphonique Grand-Breton. Je me suis sentie subitement tellement intégrée!

**

Argh, but there is too much happening! I often think about this blog, wanting to tell that or that story, but I never have the time nor the desire to actually sit in front of my computer and type all these great moments, so when I finally do it, they have all disappeared from my memory and never will come back. I started carrying around a notebook*** in order to write everything that comes to my mind, but, even though it is almost filled up, it doesn’t seem to contain everything I wish it would. I reckon my life is too exciting and that I should just be writing everything that is happening when it’s happening. But I’d rather live it, hm!

**

J’ai hébergé mon premier couchsurfer! Rich était son nom et ce fut une très sympathique expérience. Couchsurfing love, couchsurfing love. Et beaucoup de blagues de pirates.

**

Neil le hippie m’a demandé l’autre jour si je pouvais lui donner des classes de français, afin de justifier la mention “beginner” de son profil CS. Bien sûr! Un petit groupe s’est formé et j’ai maintenant quatre élèves assidus le mardi soir dans mon salon qui recopient des “lundi mardi mercredi” avec application. J’adore cette manière de transmettre mon savoir. Si tous les cours pouvaient être comme ça, c’est fou ce que le monde entier saurait plus de choses.

**

Elles sont arrivées, les photos du voyage de ma maman et de mon frère en terre bretonne. Ici, ici.

**

*beaucoup des gens que je fréquente régulièrement et que je considère comme des bons amis sont aussi membres de la communauté un peu surprenante des “je crois en dieu”. Fascinée par leur point de vue, j’ai décidé de leur demander de m’introduire à leur religion. C’est ainsi que je me suis retrouvée dimanche passé dans une église à deux pas de chez moi à chanter du pop religieux (I love you jeeeeesuuuuuuuuussss) et à me faire inviter à des repas de chili. Franchement, les Baptists sont vraiment cool.

**si vous n’êtes pas 120, vous ne savez peut-être pas que le 17 mars c’est le jour où tous les Irlandais et non-Irlandais de ce monde célèbrent la St-Patrick, monsieur trèfle lui-même. Des bus pas cher et la proximité de ce pays me tentent, j’irai peut-être y pointer mon nez pour voir comment ça marche, l’Irlande et le vert.

***j’ai fabriqué des notebooks maison, à partir de lettes d’ING direct et de vieux morceaux de cartons. Photos à venir. Ils sont joliiis :)

One response so far

Next »